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19/07/2008

DROUAIS MAGAZINE- 3-La plus belle des vitrines.

medium_1-durocasseries_pierlouim.3.jpgCette semaine paraît dans le  "DROUAIS MAGAZINE"'
une troisième chronique des Durocasseries de Pierlouim.

«Dreux d’avant et de maintenant»

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3-LA PLUS BELLE VITINE DROUAISE.

medium_3vitrine_2_-Juin_2008.JPG

Cette jolie vitrine se trouve en plein cœur de Dreux, face aux charmes de la Grande Rue.

Je parle bien sûr des arbres sur le terre-plein au milieu de la place. Mais cet endroit est aussi très charmant et mérite de s’y arrêter.

Cette double devanture; à l’inventaire des monuments historique depuis 1997, représente pour moi la plus attachante des curiosités drouaises.

En voici l’histoire :


Cette devanture en bois de teck sculpté a été réalisée en 1902 sur les plans de l’architecte E.AVARD par deux artisans Drouais et leurs compagnons ouvriers.

- Pour le compte de la menuiserie BIZIAU travaillait un certain Joseph.. Celui-ci était un « accouru » venu vingt ans plus tôt de sa lointaine Bretagne.

Vous avez compris que ce terme »accouru » désignait à Dreux à cette époque ceux venus d’ailleurs.

-Avec le sculpteur CADIO travaillait Victor, natif de Dreux, mais dont le père était accouru de l’Aigle dans l’Orne vers 1840. La distance entre l’Aigle et Dreux peut paraître de nos jours minime mais avant la construction de la ligne de chemin de fer Paris Granville en 1863, parcourir 60 kilomètre n’était pas une mince affaire. Le père de Victor mettait deux bonnes journées à pieds pour venir voir son fils à Dreux et usait, parait il, lors de cette expédition, une paire de sabots en bois. La grand-mère quant à elle, mettait une longue journée dans sa carriole tirée par son petit cheval blanc.


-L’accouru bretonnant avait une fille prénommée Aimée. Cette jeune fille méritante avait élue « Rosière » de Dreux pour le comice agricole de 1901

- Le Drouais de première génération issu d’accouru Normand avait un fils prénommé Louis. Les deux jeunes gens se sont vus, plus et mariés. Et en 1907, celui qui deviendra mon père naissait.

Louis comme son père Victor a travaillé aussi chez le Sculpteur CADIO et mon Père y a accompli son apprentissage. Mais moi j’ai rompu la longue lignée menuisière en devenant, comme le disait Papa avec une pointe de dérision, un scribouillard, un bureaucrate. Mais aurais-je été capable de réaliser une telle œuvre ?

medium_3-vitrine_1._vers_1910.jpg


En 1908, la même équipe a réalisé la façade commerciale voisine, d’une facture plus dépouillée. La première vitrine a longtemps été celle d’une imprimerie où furent édité et vendu la plupart des cartes postales sur la ville de Dreux. Ce fut aussi une boutique d’instruments de musique. Je me souviens, au début des années soixante d’y avoir acheté une flûte et quelques partitions. Si la partie 1902 abrite depuis longtemps un café, la partie 1906 a connu de nombreux commerces divers et variés.

Récemment une épicerie de restauration rapide italienne a remplacé une boutique de produits cosmétiques.

Dans quinze jours je vous parlerai de la désolation du silo.

A bientôt, si Dreux le veut bien.

Pierlouim.

07/07/2008

DROUAIS MAGAZINE-2-MONSIEUR ALIX.

 medium_1-durocasseries_pierlouim.2.jpgCette semaine paraît dans le  "DROUAIS MAGAZINE"' une deuxième Durocasserie : MONSIEUR ALIX.

Comme je l'expliquais la dernière fois, j'ai du faire pas mal de coupures dans mon texte d'origine pour qu'il puisse respecter les normes de parution dans le magasine .

Comme je n'ai pas les mêmes contraintes dans le blog voici donc le texte complet : 

 

Dans une maison du plateau sud, Bd Kennedy, longtemps abandonnée , a vécu jusqu’au début des années 70 un Drouais haut en couleur.
Son prénom était Alix, ce qui n’est déjà pas banal. Mais Alix me fait trop penser au personnage de Jacques Martin (le dessinateur, pas l’humoriste). C’est pourquoi même si Alix aurait pu être un héros de B.D, nous l’appellerons Mr H.
Derrière cette maison, une petite fonderie dont Mr H était le propriétaire et l’animateur avec deux ou trois compagnons. En 1960, il était déjà âgé de soixante dix ans et ne continuait son activité professionnelle que pour quelques clients avant d’arrêter son affaire.
Mon Papa a beaucoup travaillé pour lui, en particulier pour installer une vingtaine de portes pour des garages dont l’accès se trouve sur une autre rue derrière la maison et que Monsieur H.louait. . 
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J’ai assisté à plusieurs coulées dans la fonderie. C’était pour moi un spectacle fascinant : Le métal en feu coulant et s’enfouissant comme un serpent fumant dans le sable des moules m’éblouissait de mille étincelles. Mr H. fabriquait ainsi de petits objets en bronze ou autres matières, en particulier pour les cimetières, croix, grilles, petites statues…


-A l’époque des années folles, Mr H. pratiquait avec assiduité le sport favori des Drouais : « Faire la Grande Rue »
Après son travail, le soir, il mettait un haut de forme, une cape, se munissait d’une cane à pommeau, Mr H. a toujours été très élégant, puis il descendait en ville.
Et là, il « faisait la grande rue » En fait, il marchait dans cette grande rue de long en large, rencontrait d’autres Drouais ou Drouaises, parlait, riait (fort, il possédait une voie tonitruante avec un accent rocailleux et indéfinissable, peut être du Nord)…Bref nous dirions maintenant qu’il entretenait ses relations mondaines publiques et privées..
En fait, la grande rue était alors un peu comme un théâtre où chacun venait faire son numéro avec beaucoup de convivialité, tout le monde connaissant tout le monde…Même si cette grande rue devenue Maurice Violette en 1970 est toujours un lieu de rencontres, l’ambiance y est différente, peu de gens se connaissent et il n y a plus qu’un seul café grande rue contre au moins quatre bistrots, à la folle époque.

medium_2-Alix_fait_la_grande_rue.3.jpg



-Mr H. avait une réputation donjuanesque. Au début des années trente il s’est marié avec une jeune couturière dont les talents étaient reconnus par les bourgeoises élégantes de Dreux.
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Un événement tout à fait choquant
pour la bonne morale de l’époque se serait déroulé, selon des sources non autorisées, lors du mariage.
Au sortir de l’église, les jeunes mariés devant le porche ouvert souriaient à la foule qui criait « Vive les Mariés ». Une jeune dame serait alors sorti du groupe de curieux en poussant vers Mr H. et sa jeune épousée un jeune enfant de 4 ou 5 ans en lui disant à haute et intelligible voix : « Va embrasser ton Papa ! ».
Je n’ai jamais su la suite. Mais j’imagine le froid glacial qui a du s’ensuivre…le désarroi de la jeune Mme H. la réaction tonitruante de Mr H, la débandade de la noce…mais aussi la détresse de la mère….…C’était l’époque des « filles mères » mises au banc de la société avec leur « bâtard » par les bonnes âmes frustrées. Bref une époque qui n’était pas si folle que cela, où les mœurs n’étaient guère libérées.

-Mais Mr H aimait sincèrement sa femme. Il parlait de sa femme et se comportait envers elle avec beaucoup de tendresse et d’empressement. J’ai d’ailleurs le souvenir d’une très belle femme malgré sa soixantaine d’années. Mr H et sa femme n’ont pas eu d’enfant.
La dernière fois que j’ai rencontré Mr H, en 1974,. il gesticulait place Métézeau. Me voyant, il s’est précipité vers moi, ma pris les mains en les broyant. Il s’est mis à hurler en pleurant : « Ils me l’ont tuée ! Il me l’on tuée ! « . Sa femme était morte le matin à l’hôpital pendant une opération délicate.
Monsieur H est décédé quelques mois plus tard, de chagrin. Certains ont parlé de suicide
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-Mr H avait une conception personnelle de la mort : En 1960 il nous a montré à mon papa et moi un objet en bronze qu’il venait de fondre. Il s’agissait d’un masque, un masque mortuaire, le sien…Oui, le sien, fait de son vivant !. Il s’était pris comme modèle, les yeux fermés.
Ce masque mortuaire a été installé au moins dix ans avant son décès sur la tombe familiale. Dés cette époque étaient déjà gravés dans le marbre de la sépulture son nom et celui de son épouses suivis des dates de naissance et de la place prévue pour inscrire le moment venu les dates de décès.
Je ne manque pas quand je vais au cimetière de passer devant la tombe de Mr H. Les dates de décès sont maintenant gravées. Le masque mortuaire est toujours là, il verdit, mais reste très ressemblant.
Et il m’arrive en le contemplant, d’entendre dans ma mémoire la voix rauque et chaleureuse… .

medium_2-Alix_mortuaire_1.JPG



-Sa maison a été abandonnée,pendant plus de trente ans. Des arbustes avaient  poussés et condamnaient la porte d’entrée. Maman avait une explication concernant cette succession interrompue.:
Mr H. aurait eu un Frère. Mais lors de l’établissement de l’acte de naissance, l’officier d’état civil aurait écrit le nom de famille en oubliant le H. Mr H aurait donc un frère s’appelant E et non H. Cela serait l’origine des difficultés de succession…
Comme dirait Jean Louis Beaucarnot, le pape de la généalogie, les noms propres n’ont pas d’Orthographe.
J’ai un exemple familial : sur l’acte de succession de mon arrière -grand mère berrichonne en 1920; son nom est écrit de trois façon différentes, Gaultier, Gauthier et Gaulthier. Malgré cela, la succession s’est déroulé normalement
Ce manque d’H ne fut pas la véritable raison de l’abandon avéré de cette maison, et d‘ailleurs ce frère sans H est certainement lui aussi mort depuis longtemps…

Et pendant ce temps là, là haut au cimetière, sous son masque verdissant, Mr H. fait la grande rue avec les autres Drouais disparus en faisant tournoyer sa canne à pommeau d’ivoire.
Au paradis ou en enfer ?

Pour les Drouais curieux qui voudraient découvrir la tombe d'Alix :
Elle se trouve dans le vieux cimetière, le long du mur bordant la rue de Billy, entre le Bâtiment du conservateur et l'entrée principale.  (Alix Herlem 1891-1974).

23/06/2008

DROUAIS MAGAZINE- Durocasseries de Pierlouim.

La nouvelle Formule du « DROUAIS MAGAZINE » journal gratuit bimensuel arrive aujourd’hui dans les boites aux lettres Drouaises.

medium_drouais_mag_3.jpg

Tous les deux lundiss une colonne sera réservée aux  « Durocasseries de Pierlouim ».

Ceci grâce au camarade Nicolas Pilleux , responsable de la publication.

L’article imprimé sera retranscrit sur le blog..

J’y rajouterai si besoin est ,des compléments et des commentaires que je ne peux mettre sur le magazine faute de place..(Car les lignes qui me sont accordées sont minutieusement comptées)
Sur le blog je peux m’étaler à loisir….

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Voici donc l’article paru aujourd’hui :

 

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« Salut les Durocassiens et durocassiennes ! »

medium_drouais_mag_durocass_1.jpgEn 1959, sous le chapiteau du « Radio Circus » planté place Mésirard à Dreux, Marcel Fort saluait ainsi son auditoire du jeu radiophonique « quitte ou double ».

L’assistance riait aux éclats de cette bizarre dénomination.

Mais comment doit-on appeler  les habitants de Dreux ?

Le Larousse  répond : Drouais et Drouaises.

C’est logique, puisque de Drouais on en a fait un Magazine.

Mais le malicieux présentateur n’avait pas tout à fait tort. Il déformait simplement le nom des premiers habitants de Dreux, issus de la tribu des Durocasses.

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Nos ancêtres, les Durocasses, étaient des Gaulois. Leur nom signifierait «Les guerriers de la colline fortifiée». Alliés des Carnutes  (de la Grande forêt beauceronne autour de la future Chartres) et de leurs Druides à la faucille d’or, les Durocasses  gardaient la frontière avec les Nautes Parisis, ceux qui flottent et ne sombrent pas.

Malgré leur nom guerrier, les Durocasses, avaient une devise pacifique : « Au gui l’An neuf », préférant le réveillon à la baston.

Les Carnutes furent une des dernières tribus gauloise à se rallier  à Jules (César, bien sûr ».

Dire qu’Astérix était Durocasse, il n’y a qu’un pas.

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Les Durocasses sont devenus au fil des siècles les Drouais.

L’histoire de Dreux, une des plus ancienne ville du royaume fut mouvementée : Les Romains, les vikings, les Anglais les Teutons y défilèrent, les catholiques et les protestants s’y étripèrent, Henry IV en  fit le siège et ratiboisa le château fort. La belle abbatiale St Etienne fut vendue pierre par pierre par les révolutionnaires, etc. etc. Nos grands anciens Charles Ménestrel, Charles Maillier, Jean Lelièvre et bien d’autres nous ont déjà raconté cette passionnante histoire Drouaise….

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Drouais de naissance, après un exil de 40 ans à Lutèce, je reviens dans la  ville de mes racines. Drouaise depuis 1850 ma famille m’a légué une foultitude d’anecdotes et de témoignages sur la vie à Dreux au siècle dernier. Souvenirs que je voudrais vous faire partager.

Cherchant un nom à ces chroniques Drouaises sans prétention, celui de «Durocasseries» m’est venu tout naturellement à l’esprit.

Ces « Durocasseries » essaient de décrire le Dreux d’antan par des anecdotes amusantes et édifiantes. Et aussi en comparant photos et situations du temps jadis avec le Dreux d’aujourd’hui…

Première durocasserie :
 Des Potins à l’Euro :

-Les Gaulois, inventeurs du pantalon et du tonneau,  avaient des potins dans les poche de leur braie. 

Ces potins étaient des pièces de monnaie faites de bronze mais coulées (et non frappées). Les Durocasses avaient alors leur propre monnaie: Les «potins Durocasses.»

medium_1-durocasse_1er_s_av_jc.jpg

-Potin Durocasse du premier siècle avant J.C.

 

. -En faisant un bond de vingt siècles les potins Durocasses se sont transformés en Euros Drouais.

On y retrouve nos Lumineux «Flambards» et notre valeureux Beffroi.

 

medium_1-Euro_de_Dreux.jpg

-Pièce de 10 «Euros  Drouais » de 1998.

 

Dans quinze jours je vous parlerai d’un  étonnant Drouais du siècle dernier : Monsieur Alix.

Vous pouvez  retrouver les «Durocasseries» sur mon blog :

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/

A bientôt, si Dreux le veut bien.

Pierlouim.

medium_drouais_mag_1.jpg

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Le blog existant depuis plus d’un an ,j’ai eu le temps de produire pas mal de notes sur DREUX. Je vous renvoie donc aux catégories suivantes:

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-HISTOIRE DE DREUX ::

« Dreux d’avant et de maintenant -Anecdotes. »

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-dreux_d_avant_et_de_maintenant-_anecdotes..html

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-ACTUALITE DE DREUX :

« Dreux actualité »

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-dreux_actualité..html

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-UNE JEUNESSE DROUAISE 1959/1967.

« AN par AN –Chronique d’une vie Drouaise."

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-an_par_an-chronique_d_une_vie_drouaise.1946-59.html

 et

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/-an_par_an-chronique_d_une_vie_drouaise.1959-70./

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Bonne lecture……

 
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