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22/11/2008

SIMONE VEIL : UNE GRANDE DAME DEVENUE IMMORTELLE.

L'élection à l'Académie Française, à 81 ans de Madame Simon VEIL me donne l'envie de vous remontrer ma note écrite il y a pile un an, le 29 Novembre 2007.  
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Madame Simone VEIL dans ma mèmoire.
medium_Simone_Veil.3.jpg

Cette photo est scannée d’un article de  « l’express » de cette semaine relatant le livre de mémoires que  Mme Simone VEIL vient d'écrire.

Ce cliché évoque pour moi un moment furtif d’émotion.

Vers 1990, je me trouvais en début d’après midi dans la nef du grand palais à Paris

C’était avant qu’un boulon ne  tombe du haut de la verrière et démontre la vétusté du bâtiment.. C’était  avant 1993, avant que l’édifice centenaire soit fermé pour 12 ans avant rénovation complète.

Je visitais une exposition de peinture, peut être le salon des indépendants, peut être le salon d’automne. C’était en tout cas un jour froid d’octobre ou novembre. Mais le soleil de midi passait de tout son éclat à travers la verrière, éblouissant de lumière l’intérieur du Grand palais. Je me trouvais dans une galerie à l’étage, surplombant la grande nef. Les petites salles d’exposition étaient pratiquement désertes. Je regardais de façon un peu rapide ces tableaux pas toujours géniaux, des paysages, des natures mortes, de l’abstrait.

Alors que je m’attardais devant une toile un peu différente des autres, je senti une présence feutrée prés de moi. Une dame élégante, en manteau de fourrure, un petit sac à main en bandoulière, était entrée sans bruit dans la petite salle Je ne fis pas tout de suite attention à elle. J’avançais le long du mur d’exposition; en regardant un à un  les tableaux. La dame en faisait autant. Au bout d’un certain temps, nous étant rapproché l’un de l’autre, je me mis à l’observer avec plus d’attention. Son visage me dit tout de suite quelque chose. Un homme jeune, habillé de sombre se tenait à distance derrière elle et m’observait fixement. Je regarde à nouveau la dame absorbée dans l’observation d’un paysage. Je reconnu sans hésitation Mme Veil. Et l’homme qui l’accompagne etait certainement un garde du corps.

Finalement  mon regard croise celui de Mme Veil. De beaux yeux gris verts presque félins.; Elle esquisse un sourire auquel je réponds, nous regardons le même tableau, nous échangeons à mi voix quelques banalités sur la qualité des œuvres exposés. L’homme en noir, certainement rassuré de ma personne, s’est éloigné et surveille maintenant le couloir. La visite continue ainsi quelques minutes, presque sans paroles, sur trois ou quatre salles, sous l’aile protectrice et discrète de l’homme sécuritaire. Je suis impressionné par la présence toute proche de cette Dame exceptionnelle, qui a tant souffert, qui s’est tant battue pour la dignité des femmes, pour l’unité européenne et le souvenir des victimes de la barbarie. J’ai tout prés de moi en toute simplicité, une des femmes Françaises qui ont les plus compté dans ce vingtième siècle qui se termine.

 Nous nous frôlons presque en regardant le même .tableau. Il émane de cette femme d’une soixantaine d’année à la beauté sereine, un tel calme, une telle concentration morale que je ressent comme un apaisement, comme un rayonnement du silence qui nous entoure.

Je ne sais qui a accéléré le pas, en tout cas nous nous sommes séparés en un sourire et un « Au revoir » esquissé du bout des lèvres. J’ai failli dire « au revoir Mme Veil ». Mais son nom est resté au bout de mes lèvres, ne voulant pas lui montrer que je l’avais reconnue et peut être respecter ainsi son incognito. Le garde du corps s’est écarté pour me laisser sortir de la salle.….

Mme Veil, à cette époque, n’avait plus de fonctions officielles. Elle n’était plus ministre de la santé et de la famille de Giscard, elle n’était plus Présidente du parlement Européen et pas encore Ministre de la Santé de Chirac. Je l’ai ainsi vue dans une période « de repos » où elle pouvait sans cérémoniel visiter seule une exposition de peintures dans les Galeries du Grand Palais à Paris.

Quand je la vois maintenant, dans les cérémonies officielles à la télévision je pense toujours à ce petit instant de presque complicité qui, bien sur ne lui a laissé aucun souvenir, mais qui pour moi reste comme une petite pépite dans ma mémoire.

Cette photo de l’Express représente exactement Mme Veil telle que je l’ai rencontrée il y a une quinzaine d'années. Sauf  qu’elle regardait non pas ces horribles photos de la shoha, mais des tableaux beaucoup plus bucoliques.

Longue vie à vous, Madame VEIL.... 

 

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Petite Vidéo surprenante :

Quand une grande Dame devenue immortelle snobe la "Première" Dame de France..

"Nous n'avons pas les mêmes valeurs."

.

 

Je suis ravi que certains de mes plus anciens et fidèles camarades blogueurs se souviennent de ma note déjà diffusée il y a un an...c'est pour eux que j'y ai rajouté la petite vidéo,même si elle a pas mal circulé sur la toile.et connue de beaucoup.

29/10/2007

Madame Simone VEIL dans ma mèmoire.

 

medium_Simone_Veil.3.jpg

 

Cette photo est scannée d’un article de  « l’express » de cette semaine relatant le livre de mémoires que  Mme Simone VEIL vient d'écrire.

 

Ce cliché évoque pour moi un moment furtif d’émotion.

 

Vers 1990, je me trouvais en début d’après midi dans la nef du grand palais à Paris

C’était avant qu’un boulon ne  tombe du haut de la verrière et démontre la vétusté du bâtiment.. C’était  avant 1993, avant que l’édifice centenaire soit fermé pour 12 ans avant rénovation complète.

Je visitais une exposition de peinture, peut être le salon des indépendants, peut être le salon d’automne. C’était en tout cas un jour froid d’octobre ou novembre. Mais le soleil de midi passait de tout son éclat à travers la verrière, éblouissant de lumière l’intérieur du Grand palais. Je me trouvais dans une galerie à l’étage, surplombant la grande nef. Les petites salles d’exposition étaient pratiquement désertes. Je regardais de façon un peu rapide ces tableaux pas toujours géniaux, des paysages, des natures mortes, de l’abstrait.

Alors que je m’attardais devant une toile un peu différente des autres, je senti une présence feutrée prés de moi. Une dame élégante, en manteau de fourrure, un petit sac à main en bandoulière, était entrée sans bruit dans la petite salle Je ne fis pas tout de suite attention à elle. J’avançais le long du mur d’exposition; en regardant un à un  les tableaux. La dame en faisait autant. Au bout d’un certain temps, nous étant rapproché l’un de l’autre, je me mis à l’observer avec plus d’attention. Son visage me dit tout de suite quelque chose. Un homme jeune, habillé de sombre se tenait à distance derrière elle et m’observait fixement. Je regarde à nouveau la dame absorbée dans l’observation d’un paysage. Je reconnu sans hésitation Mme Veil. Et l’homme qui l’accompagne etait certainement un garde du corps.

 

Finalement  mon regard croise celui de Mme Veil.De beaux yeux gris verts presque félins.; Elle esquisse un sourire auquel je réponds, nous regardons le même tableau, nous échangeons à mi voix quelques banalités sur la qualité des œuvres exposés. L’homme en noir, certainement rassuré de ma personne, s’est éloigné et surveille maintenant le couloir. La visite continue ainsi quelques minutes, presque sans paroles, sur trois ou quatre salles, sous l’aile protectrice et discrète de l’homme sécuritaire. Je suis impressionné par la présence toute proche de cette Dame exceptionnelle, qui a tant souffert, qui s’est tant battue pour la dignité des femmes, pour l’unité européenne et le souvenir des victimes de la barbarie. J’ai tout prés de moi en toute simplicité, une des femmes Françaises qui ont les plus compté dans ce vingtième siècle qui se termine.

 Nous nous frôlons presque en regardant le même .tableau. Il émane de cette femme d’une soixantaine d’année à la beauté sereine, un tel calme, une telle concentration morale que je ressent comme un apaisement, comme un rayonnement du silence qui nous entoure.

Je ne sais qui a accéléré le pas, en tout cas nous nous sommes séparés en un sourire et un « Au revoir » esquissé du bout des lèvres. J’ai failli dire « au revoir Mme Veil ». Mais son nom est resté au bout de mes lèvres, ne voulant pas lui montrer que je l’avais reconnue et peut être respecter ainsi son incognito. Le garde du corps s’est écarté pour me laisser sortir de la salle.….

 

Mme Veil, à cette époque, n’avait plus de fonctions officielles. Elle n’était plus ministre de la santé et de la famille de Giscard, elle n’était plus Présidente du parlement Européen et pas encore Ministre de la Santé de Chirac. Je l’ai ainsi vue dans une période « de repos » où elle pouvait sans cérémoniel visiter seule une exposition de peintures dans les Galeries du Grand Palais à Paris.

 

Quand je la vois maintenant, dans les cérémonies officielles à la télévision je pense toujours à ce petit instant de presque complicité qui, bien sur ne lui a laissé aucun souvenir, mais qui pour moi reste comme une petite pépite dans ma mémoire.

 

Cette photo de l’Express représente exactement Mme Veil telle que je l’ai rencontrée il y a une quinzaine d'années. Sauf  qu’elle regardait non pas ces horribles photos de la shoha, mais des tableaux beaucoup plus bucoliques.

Longue vie à vous, Madame VEIL.... 

 
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