Chroniques parisiennes et drouaises https://analytics.google.com/analytics/web/?authuser=0#provision/CreateAccount/
logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

25/03/2008

DREUX- USINE DES AUTOMOBILES FACEL-VEGA

La semaine dernière je vous présentais le rétro mobile club de Dreux.

Je vous y parlais des voitures de luxes fabriquées à Dreux entre 1950 et 1954.

Voici donc la saga des voitures « FACEL VEGA ».

.

.

1 Présentation de plusieurs modèles devant les locaux du rétro Mobile club Drouais.
(
journées du patrimoine 2005)

medium_patrimoine1dl3.jpg
medium_patrimoine10xm7.jpg

.
.
.
2- Histoire des voitures Facel –Vega

medium_LogoFacel.jpgC’est en 1939 que fut créée FACEL S.A., sous le nom de « Forges et Ateliers de Construction d’Eure et Loir ».
Son fondateur, Jean DANINOS (1906-2001)avait débuté en 1928 chez Citroën medium_j-daninos1.jpg
où il avait participé à la conception des coupés et cabriolets de la fameuse « Traction ».
L’activité de FACEL à ses débuts en 1939 était essentiellement destinée à satisfaire aux besoins des industries aéronautique et automobile. Aprés la guerre, dans son usine de Dreux enmedium_facel_ruersdsc00625pb8.jpg 1945, FACEL orientât ses activités vers l’industrie automobile en produisant soit des carrosseries en blanc, embouties et assemblées pour des constructeurs, soit des voitures de luxe ou utilitaires complètement terminées. Après la disparition de Talbot, Delahaye, Bugatti,... FACEL devint en 1955 le seul constructeur français d’automobiles de luxe en produisant la FACEL-VEGA.

.

.

 .

 3-Anecdotes.

PIERRE DANINOS.

Après avoir fabriqué des voitures de luxe pour les autres, Jean Daninos décida de construire une voiture de prestige pour son compte. Il se mit à la recherche d'un nom pour sa nouvelle marque. Il se tourna vers son frère, l'écrivain Pierre Daninos, qui eut l'idée des noms d'étoiles parmi lesquels Comète et bien sûr Vega.
En 1954, apparaissait une nouvelle étoile dans le ciel des automobiles de prestige, la Facel-Vega. Cette aventure allait durer jusqu'en 1964. Dix années durant lesquelles furent produites, les plus belles voitures de France de l'après guerre ...

medium_Daninos.jpgJe reparlerai plus tard de Pierre Daninos. Un de mes auteurs favoris des années 60. Malheureusement un peu tombé dans l’oubli.
Pierre Daninos (né le 26 mai 1913 à Paris décédé le 7 Janvier 2005 est un écrivain français qui connu un succès planétaire en 1954avec Les carnets du Major THompson, Puis Mr BLOT, Le JACASSIN, Tout SONIA, etc.

.

.

ALBERT CAMUS

medium_1960_camus_match_1IMG_2423.2.JPGÀ la suite de l'accident qui tua en 1960 ALBERT CAMUS et son ami Michel GALIMARD, le neveu de l'éditeur Gaston Gallimard, au volant d'une Facel Vega FV3B de 253 ch, fut  mis en cause la sécurité de cette voiture.
Mais les Facel Vega étaient considérées à l'époque par les spécialistes comme des autos à la tenue de route très sûre, mais la puissance des motorisations (jusqu'à 390 ch avec le moteur typhoon ) et les performances hors du commun (240 km/h tout à fait exceptionnel à l'époque), pouvaient naturellement mener à des surestimations des capacités du conducteur comme avec n'importe quelle voiture de sport même moderne...

.

.

A l’époque, notre professeur de Français nous disait qu’après une nuit de route, le conducteur était fatigué.
La route nationale était bordée d’arbre. Michel Gallimard a été ébloui par le soleil naissant qui par la vitesse à travers la longue ligne des  arbres  éclairait par alternance. Un peu comme des flashs clignotant à forte fréquence
.
Donc : vitesse, plus fatigue, plus éblouissement, plus réseau routier mal adapté egal : l'Accident... La responsabilité de cette voiture super-puissante était pratiquement nulle

Mais la réputation des voitures Facel-Véga en fut altérée.

medium_1960_camus_2.2.JPG

.

.
4- Photos de l’usine FACEL à DREUX en 1960

Je m'en souviens trés bien, j'avais 14 ans à l'époque

medium_facel_usine.jpg
medium_facel_usineruepastrecd6.jpg

.

5- Photo actuelle de cet emplacement. Les petits immeubles de la résidence « Saint Louis » ont remplacé l’usine FACEL.

medium_doguereau_quartier_st_louis.JPG

.
.

6- Quelques jolis modèles FACEL VEGA.

Une Facel-Vega FV3 semblable à celle que conduisait Michel Gallimard et dans laquelle mourut Camus.

medium_Facel-Vega_FV3_HD.jpg

Facel

medium_FACEL.jpg
medium_facelHK_20500_20vert_20metal.jpg
medium_Facel_20Excellence.jpg
medium_patrimoine14is0.jpg

Photo d'époque

medium_8786on.jpg

FV6

medium_fv6mr5.jpg

Intérieur.

medium_Interieur_20Facel_20III_20.jpg

 

.
.
.

Vu au cinéma : Dans 0SS 117, Jean Dujardin conduit une Facellia

medium_oss117_nid_d_espion.jpg
medium_OSS0117_2011.jpg

 

 

 

 

Une ballade en Facel-Véga :

 

 

De nombreuses associations rétro mobiles

(Françaises, allemandes, américaines.....voir facel-véga sur you tube)
 bichonnent les Facel-Vega parfaitement conservées.
A elles seule, l’Association Française en dénombrerait quelques 600 modèles.
Environ 3000 voitures seulement ont été construites en dix ans.

Voici quelques sites sur les voitures  FACEL VEGA.

http://www.facel-vega.com/hifrog2.htm

 http://www.facel-vega.asso.fr/welcome.htm

http://www.forum-auto.com/automobiles-mythiques-exception...

10/03/2008

MES MODELES.

Aprés ce que viens d'écrire dans ma précédente note sur la première année du blog des durocasseries ,il me vient l'envie de réediter une de mes premières notes peu lue à l'époque et n'ayant généré aucun commentaire.

Mais cette note traduit bien l'esprit que je voulait donner à mon blog avant de me laisser phagocyter par des notes  moins régionalistes. :

--------------------------------------------------------------

 Avant de commencer ce blog, pour raconter mes anecdotes, mes curiosités, j’ai beaucoup « surfé » dans les différents blogs, en particulier ceux de blog50.
Et puis, conforté par ce que je voyais sur le net, je me suis lancé dans une aventure blogueuse, pour satisfaire mes envies d’écrire, de partager souvenirs, anecdotes, images…..
Mais il y a longtemps que l’idée m’en taraudait…..
Plusieurs chroniqueurs de la presse écrite drouaise m’ont inspiré, je vous les présente :

1 SIMPLET
Autour des années 1960, dans le journal local « l’Action Républicaine » Un chroniqueur, de sa fenêtre, avec une longue vue, contait les petites misères d’un Drouais au quotidien.
Il signait son billet du doux nom de Simplet. Il interpellait souvent, quand une solution à un problème devait être trouvée, un certain ami Quidedroit. Je n’ais jamais su si l’ami Quidedroit (on a reconnu bien sûr les édiles Drouais de l’époque) répondait favorablement aux suppliques de Simplet.

J’aimais bien lire Simplet, car les semaines où il se trouvait à court d’idées, il racontait des blagues et des mots d’enfants.

Le citoyen Simplet est parti de l’autre coté de sa lorgnette il y a plusieures années.
J’avais conservé l’article concernant sa disparition, mais je l’ai égaré….Il me semble, mais ma mémoire me joue souvent de mauvais tours, que derrière Simplet se cachait un enseignant.
Information à vérifier.

medium_simplet.jpg

DREUX-Simplet - Action républicaine du 19 février 1958-


2-AUDREUXFOIS-
Il y a peu, de 2002 ou 3 à 2006, paraissait régulièrement dans le gratuit : « Le Drouais magazine » une chronique intitulée : Audreuxfois, images du passé.
Cette chronique, à partir d’une carte postale ancienne relatait l’historique d’un lieu, d’une personne ou d’une tradition drouaise…
Je dois avouer que je me suis fortement inspiré de cette formule pour mes chroniques drouaises. J’essaye de mon coté de confronter une image ancienne à une image actuelle en y relatant, bien sûr l’histoire mais en y accolant surtout des anecdotes, souvenirs et réflexions personnels…
Je crois savoir à qui appartient ces initiales G.C., en raison de la superbe collection de cartes postales utilisée et le caractère très architectural des commentaires….
En tous cas, je serai très heureux que ces chroniques réapparaissent un jour dans le Drouais magazine. Je crois que G.C a suffisamment de cartes postales et de documentations pour continuer l’aventure.
Et pourquoi pas un livre ?....
medium_AUDREUXFOIS.jpg

DREUX-Le Drouais Magasine.7/10/2003.


3 -MAMIE
Depuis, quelques mois dans l’ »Action Républicaine » paraît en avant-dernière page une rubrique très personnelle d’une mamie exceptionnelles. Elle raconte des souvenirs qui me semblent plus anciens que les miens et les confronte elle aussi à la réalité d’aujourd’hui…
Chaque Jeudi, en reçevant le journal, j’ouvre tout de suite à l’avant-dernière page pour savourer la rubrique de Mamie…Il me semble que nous avons tous deux un certain nombre de lieux en commun :.les Rochelles, l’ex école J.Ferry…etc..
medium_Mamie2.jpg


DREUX-Action Républicaine du 8/14 mars 2007.
Dans cette rubrique sur la journée de la femme, Mamie cite entre autres, Mme Madeleine Roussel-Martin. J'aurai probablement l'occasion de raconter en anecdote, par exemple dans "An par An" comment cette dame admirable m'a fait découvrir ainsi qu'à d'autre enfants l'horrible réalité des camps de la mort.....

05/02/2008

LE DRAPEAU BRETON EST D ORIGINE DROUAISE

 UN PEU D'HISTOIRE :

Vous souvenez vous du drapeau de la Bretagne ? :

medium_breton_dreux_GW500.jpg

 Le GWENN HA DU a été conçu en 1923 par un autonomiste breton, Morvan MARCHAL.

 Il reprend les couleurs historiques des anciens drapeaux et oriflammes bretons, le blanc et le noir, et fait référence aux ducs de Bretagne avec des mouchetures d'hermine; l'hermine étant au duché de Bretagne ce que la fleur de lis était au royaume de France.

-Les 4 bandes blanches évoquent les 4 Pays ou Diocèses bretonnants de la Basse Bretagne (Breizh Izel) :
- Cornouaille , Léon , Trégor et  Vannetais.
-Les 5 bandes noires symbolisent les 5 anciens évêchés de Haute Bretagne (Breizh Uhel) de langue Gallo :
- Bro Zol, Pays et Diocése de Dol, - Bro Naoned, Pays et Diocèse de Nantes, - Bro St Malw,Pays et Diocèse de Saint Malo, - Bro St Briec, Pays et diocèse de Saint Brieuc.


Par contre les 11 mouchetures d'hermine ont une histoire curieuse,
 ayant une origine Drouaise : 


A l'origine, les blasons étaient des écus (boucliers) qui, à l'époque des croisades ont été décorés, soit peints, soit recouverts de peaux d'animal, le plus souvent avec de la fourrured'écureuil ou d'hermine
L'hermine est un animal proche de la belette, au pelage brun roux l'été et blanc l'hiver à l'exception de la queue qui reste noire.La représentation stylisée du bout de la queue donnera ce qui s'appelle la moucheture d'hermine.

En 1212, Philippe-Auguste imposa comme époux à la duchesse de Bretagne Alix, Pierre de Dreux dont le blason était "brisé" par un franc quartier d'hermine .
La Duchesse  Alix n'ayant pas d'armoiries,
Pierre de Dreux utilisera les siennes.

medium_breton_DREUX300.jpg




C'est ainsi que l'hermine fit son apparition en Bretagne.

En 1316, Jean III abandonne les armes de Dreux,
pour des raisons conflictuelles avec sa belle mère et de prestige pour lui-même.Il enlève l'échiqueté et la bordure, la brisure d'hermine devenant les pleines armes du duc de Bretagne.

medium_breton_dreux_HERMINE.jpg



Sur les drapeaux, étendards, oriflammes, la fusion entre la croix noire sur fond blanc et les mouchetures d'hermine se fera naturellement et rapidement.
Selon la légende, l'hermine aurait été choisie pour sa pureté.
- La duchesse Anne vit lors d'une chasse une hermine traquée préferer périr plutôt que traverser une mare de boue où elle se serait salie. Fascinée, la duchesse fit de l'hermine son emblème.

Cette attitude de l'hermine donnera naissance à la devise de la Bretagne :
"KENTOC'H MERVEL EGET BEZAN SAOTRET, (Plutôt la mort que la souillure).


Et le blason de Dreux perdant ses hermines a conservé son damier

medium_bretagne28134-dreux.png

et recupéré des branches de gui :

medium_bret_blasondreux.gif

14/06/2007

MARIAGE PRINCIER A DREUX- 1972.

15 ans après le mariage de leur premier fils, le comte et la comtesse de Paris marient leur plus jeune fille parmi leurs 11 enfants. Le 28 Juillet 1972. à la chapelle royale de Dreux mariage de Chantal princesse de France avec François Xavier de Sambucy de Sorgues.

-1-Photo officielle.

medium_mariage_chant_de_france1couleur_une.jpg


-2-Devant la Chapelle royale de Dreux.
medium_mariage_chant_de_france1chap_royale2.jpg


-3-Le comte et la comtesse de Paris et leur fille.
medium_mariage_chant_de_france7famille_comte_de_paris.jpg


-4- Mariage Civil à la mairie de Dreux devant le sénateur maire Jean Cauchon.(Union centriste).
medium_mariage_chant_de_france5_mairie_cauchon_1.2.jpg


-5- Poignée de main du maire.
medium_mariage_chant_de_france6mairie_poignéé_main.2.jpg


-6-Le chanoine Deraisin, aumônier de la Chapelle royale. Figure emblématique à Dreux. qui a célébré le mariage.
medium_mariage_chant_de_france3_Chanoine_deraisin.jpg


-7-Le comte de Clermont et sa famille (c’est lui dont on voit le mariage dans la précédente note). Le divorce sera prononcé en 1984.
medium_mariage_chant_de_france_4_famille_dauphin.jpg


Point de vue images du monde. Numéro 1254 du 4 Août 1972.

13/06/2007

MARIAGE PRINCIER A DREUX.

Toujours dans mes recherches pour AN PAR AN j’ai retrouvé un article intéressant sur Dreux et la famille d’Orléans..
Le 5 Juillet 1957, Henri (né en 1934) le fils aîné du comte de Paris, se marie dans la chapelle royale de Dreux avec Marie Thèrese de Wurtemberg

Voir les photos tirées de Match de l’époque :

medium_IMG_1088.JPG

medium_IMG_1089.JPG



-Une photo émouvante pour un ancien Drouais comme Pierlouim.
Le Vieux Maire (87 ans à l’époque) Maurice VIOLLETTE, (Radical socialiste)remonte le voile de la mariée qui signe l’acte de mariage à la mairie de DREUX.
medium_IMG_1086.JPG


Mais ce mariage , qui aurait été « arrangé « ‘dans un contexte de réconciliation Franco-Allemande , et malgré cinq enfants ne tiendra pas. Le divorce « civil » sera prononcé en 1984.
Dans ces cinq enfants on trouve Jean Duc de Vendôme, qui serait le prétendant au trône de France.
Jack dans son blog : Clochemerle les Dreux a Fait une note « En tenue de Gala » sur jean "de France" Duc de Vendôme.

05/06/2007

EFFETS DE LA LOI DE 1905

Suite à ma note AN PAR AN : 1956.
J’y parle du pensionnat des frères devenu école primaire ainsi que de la chapelle transformée en musée municipal.
Voici l’histoire :
En 1855 l’institut des frères des écoles chrétiennes reçut en héritage un bâtiment rue st martin qui fut transformé en pensionnat. En 1877 les vieux bâtiments ont été détruits pour faire place à la construction que l’on connaît. La chapelle ne fut achevée qu’en 1895.
L’établissement fut fermé en 1905 suite à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, interdisant aux congrégations d’enseigner.
La ville racheta les bâtiments en 1908 pour les transformer en école communale.

DREUX, - Avant 1905- Avant la loi de séparation de l’église et de l’état : Pensionnat St Pierre(la chapelle étant le musée actuel)

medium_saint_martin_avant_1905.jpg


DREUX. – Après 1908- Après le rachat par la municipalité. : Ecole communale des Filles.
medium_saint_martin_après_1905.jpg



DREUX – Photo actuelle. Ecole St Martin.
medium_école_st_martin.JPG

31/05/2007

Jean claude BRIALY est passé de l’autre coté du rideau

Eternel dandy et d'une aisance remarquable devant la caméra, celui qui disait toujours vouloir "sourire à la vie" s'est éteint mercredi à son domicile parisien de l'île Saint-Louis, à 74 ans, des suites d'une longue maladie.
medium_brialy4.jpg"Avec la disparition de ce grand comédien, ce grand acteur, mais aussi cet entrepreneur, réalisateur, directeur de salle et de festival, disparaît aussi un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie", a déclaré le président de la République Nicolas Sarkozy.
Né le 30 mars 1933 à Aumale, en Algérie, ce fils de colonel avait vécu son enfance au rythme des mutations medium_brialy_1.jpgpaternelles. Après son baccalauréat, il s'était inscrit d'abord au Conservatoire de Strasbourg où il devait obtenir un premier prix de comédie, puis au Centre d'art dramatique de l'Est. Au cours de son service militaire à Baden-Baden, il fut affecté au service cinéma des armées, qui lui donna entre autres l'occasion de tourner dans son premier court métrage, Chiffonard et Bon Aloi. Il sympathisa aussi à cette époque avec plusieurs comédiens en tournée théâtrale, dont Jean Marais, qui l'encouragèrent dans sa vocation.
Apparu pour la première fois au cinéma en 1956 dans Elena et les hommes de Jean Renoir, il fut notamment l'interprète de Louis Malle (Ascenseur pour l'échafaud, 1957, Les amants, 1958), Claude Chabrol (Le beau Serge, mais aussi Les cousins, 1959), François Truffaut (Les quatre cents coups, 1959) et Eric Rohmer (Le genou de Claire, 1970). Il était aussi le propriétaire depuis 1986 d'un théâtre de la capitale, Les Bouffes parisiens. Réalisateur, à la télévision et pour le grand écran, il signa également une dizaine de films.
Ecrivain à ses heures, Brialy a publié plusieurs livres de souvenirs à succès : Le ruisseau des singes (Robert Laffont, 2000) et J'ai oublié de vous dire en 2004 (XO éditions).

medium_BRIALY_5_amuseur_amusé.jpg


medium_brialy_au_théatre.jpg


medium_brialy_beau_serge_affiche.gif

medium_BRIALY_5_beauserge.jpg


medium_BRIALY_6_illisionniste.gif


medium_brialy_3.jpg




Il y a une quinzaine d’années j’ai vu à plusieurs reprises Jean Claude BRIALY.

Un Dimanche matin par mois au Cinéma Max Linder à Paris, Jean Claude Brialy animait des séances de la fondation GAN pour le cinéma. Un film ancien, récent ou en avant-première était présenté en présence du medium_brialy_2.jpgréalisateur et des comédiens.

Après le film, J.C. Brialy animait un débat avec eux et les spectateurs présents dans la salle. Il le faisait avec beaucoup de gentillesse et de tac.
Il émaillait ses propos de beaucoup d’anecdotes sur le monde du cinéma et du théâtre. C’était un régal.
La plupart du temps, le directeur du cinéma était obligé d’intervenir pour abréger les propos de J.C Brialy car le temps dévolu était largement dépassé et les spectateur de la première séance de midi attendaient avec impatience dans la rue.

J’ai applaudi plusieurs fois au théâtre Brialy, dont une fois au Théâtre de Dreux il y a 10ans, dans une pièce de Sacha Guitry « la jalousie ».

08/05/2007

8 MAI......

En ce jour anniversaire du 8 mai, date de la fin des trois grands conflits qui pour moi n'en font qu'un. Un peu comme la guerre dite de "cent ans"est en fait constituée de plusieurs guerres avec parfois de longues périodes de paix.

- La guerre franco-Allemande de 1 870. Conflit injustement méconnu préfigurant les guerres modernes (première utilisation des mitrailleuses, dernières batailles de cavalerie, importance nouvelle des bombardements, les premiers résistants "civils" etc., .etc.)...J'en reparlerais. Je m'intéresse particulièrement à ce conflit.

-La guerre franco allemande de 14-18 ( guerre de revanche pour les Français : récupérer l'Alsace et la lorraine).Conflit devenu européen avec participation américaine et canadienne...Dans ces deux cas les champs de Batailles étant en grande majorité en France.. La "grande guerre", espérée être la der des der......

-La guerre mondiale de 1939/1945. Guerre de revanche allemande contre le "diktat" du traité de Versailles attisée par la folie d’un monstre sanguinaire à face humaine qui, dégénérant en conflit planétaire a changé pour longtemps la face du monde.

Le 8 mai 1945, marque la fin de cet atroce conflit mais a surtout sonné enfin la fin des guerres entre états européens et a permis petit à petit la création d’une entité européenne.

Si, à cette occasion de la célébration du 8 mai 1945 je reparlais un peu de Dreux d’avant et de maintenant. En particulier des vitrines drouaises….

Sur un site Web américain parlant de la deuxième guerre mondiale j’ai relevé l’image suivante, avec comme légende :

« The 628th was on the job at Dreux. Norman 34"

medium_WW_II_Aout_1944_The_628_th_on_the_job_at_Dreux_norman34.jpg

Il s’agit bien sûr d’une photo prise lors de la libération de Dreux par l’Armée américaine le 16 août 1944…. »Happy welcome for you alliés !"

Derrière le char on voit bien les devanture des deux magasins de vêtements concurrents « Au Progrès » et « A l’Hôtel de Ville »
Ces deux établissements n’ont disparus que récemment (à peine une dizaine d’années) et remplacés par une boutique de téléphonie et un magasin de parfumerie.

Voici une vue actuelle de ce carrefour gde rue Maurice Viollette et rue st Pierre devant le Beffroi.
medium_Gd_Rue_st_pierre_2IMG_0567.JPG


Pour la petite histoire, un mois avant la photo prise en Août 44, d’autres chars moins sympathiques traversaient Dreux vers la Normandie…
medium_ww_II_Char_allemand.jpg

Dreux 8 juin 44-Char tigre allemand en route vers le front de Normandie, en panne rue du bois sabot. (Je posséde à ce sujet, un article très documenté par G.Cdans Audreuxfois paru dans le Drouais magazine)

31/03/2007

Monsieur Alix H.

medium_Monsieur_H._procès_verbal_provisoire_d_abandon_avéré.JPGDans cette maison du plateau sud dont l’abandon semble avéré, a vécu jusqu’au début des années 70 un drouais haut en couleur.
Son prénom était Alix, ce qui n’est déjà pas banal. Mais Alix me fait trop penser au personnage de Jacques Martin (le dessinateur, pas l’humoriste). C’est pourquoi même si Alix aurait pu être un héros de B.D, nous l’appellerons Mr H.
Derrière cette maison, une petite fonderie dont Mr H était le propriétaire et l’animateur avec deux ou trois compagnons. En 1960, il était déjà âgé de soixante dix ans et ne continuait son activité professionnelle que pour quelques clients avant d’arrêter son affaire.
Mon Papa a beaucoup travaillé pour lui, en particulier pour installer une vingtaine de portes pour des garages dont l’accès se trouve sur une autre rue derrière la maison. Ces garages que Mr H. louait sont eux aussi actuellement en ruine
.
J’ai assisté à plusieurs coulées dans la fonderie. C’était pour moi un spectacle fascinant : Le métal en feu coulant et s’enfouissant comme un serpent fumant dans le sable des moules m’éblouissait de mille étincelles. Mr H. fabriquait ainsi de petits objets en bronze ou autres matières, en particulier pour les cimetières, croix, grilles, petites statues…

-A l’époque des années folles, Mr H. pratiquait avec assiduité le sport favori des Drouais : « Faire la Grande Rue »
Après son travail, le soir, il mettait un haut de forme, une cape, se munissait d’une cane à pommeau, Mr H. a toujours été très élégant, puis il descendait en ville.
Et là, il « faisait la grande rue » En fait, il marchait dans cette grande rue de long en large, rencontrait d’autres Drouais ou Drouaises, parlait, riait (fort, il possédait une voie tonitruante avec un accent rocailleux et indéfinissable, peut être du Nord)…Bref nous dirions maintenant qu’il entretenait ses relations mondaines publiques et privées..
En fait, la grande rue était alors un peu comme un théâtre où chacun venait faire son numéro avec beaucoup de convivialité, tout le monde connaissant tout le monde…Même si cette grande rue devenue Maurice Violette en 1970 est toujours un lieu de rencontres, l’ambiance y est différente, peu de gens se connaissent et il n y a plus qu’un seul café grande rue contre au moins quatre bistrots, à la folle époque.

-Mr H. avait une réputation donjuanesque. Au début des années trente il s’est marié avec une jeune couturière dont les talents étaient reconnus par les bourgeoises élégantes de Dreux.
.
Un événement tout à fait choquant pour la bonne morale de l’époque se serait déroulé, selon des sources non autorisées, lors du mariage.
Au sortir de l’église, les jeunes mariés devant le porche ouvert souriaient à la foule qui criait « Vive les Mariés ». Une jeune dame serait alors sorti du groupe de curieux en poussant vers Mr H. et sa jeune épousée un jeune enfant de 4 ou 5 ans en lui disant à haute et intelligible voix : « Va embrasser ton Papa ! ».
Je n’ai jamais su la suite. Mais j’imagine le froid glacial qui a du s’ensuivre…le désarroi de la jeune Mme H. la réaction tonitruante de Mr H, la débandade de la noce…mais aussi la détresse de la mère….…C’était l’époque des « filles mères » mises au banc de la société avec leur « bâtard » par les bonnes âmes frustrées. Bref une époque qui n’était pas si folle que cela, où les mœurs n’étaient guère libérées.

-Mais Mr H aimait sincèrement sa femme. Il parlait de sa femme et se comportait envers elle avec beaucoup de tendresse et d’empressement. J’ai d’ailleurs le souvenir d’une très belle femme malgré sa soixantaine d’années. Mr H et sa femme n’ont pas eu d’enfant.
La dernière fois que j’ai rencontré Mr H, en 1972,. il gesticulait place Métézeau. Me voyant, il s’est précipité vers moi, ma pris les mains en les broyant. Il s’est mis à hurler en pleurant : « Ils me l’ont tuée ! Il me l’on tuée ! « . Sa femme était morte le matin à l’hôpital pendant une opération délicate.
Monsieur H est décédé quelques mois plus tard, de chagrin. Certains ont parlé de suicide.

-Mr H avait une conception personnelle de la mort : En 1960 il nous a montré à mon papa et moi un objet en bronze qu’il venait de fondre. Il s’agissait d’un masque, un masque mortuaire, le sien…Oui, le sien, fait de son vivant !. Il s’était pris comme modèle, les yeux fermés.
Ce masque mortuaire a été installé au moins dix ans avant son décès sur la tombe familiale. Dés cette époque étaient déjà gravés dans le marbre de la sépulture son nom et celui de son épouses suivis des dates de naissance et de la place prévue pour inscrire le moment venu les dates de décès.
Je ne manque pas quand je vais au cimetière de passer devant la tombe de Mr H. Les dates de décès sont maintenant gravées. Le masque mortuaire est toujours là, il verdit, mais reste très ressemblant. Et il m’arrive en le contemplant, d’entendre dans ma mémoire la voix rauque et chaleureuse… .

-Sa maison depuis trente cinq ans est abandonnée, des arbustes ont poussés et condamnent la porte d’entrée. Maman avait une explication concernant cette succession interrompue. Mr H. aurait eu un Frère. Mais lors de l’établissement de l’acte de naissance, l’officier d’état civil aurait écrit le nom de famille en oubliant le H. Mr H aurait donc un frère s’appelant E et non H. Cela serait l’origine des difficultés de succession…
Comme dirait Jean Louis Beaucarnot, le pape de la généalogie, les noms propres n’ont pas d’Orthographe. J’ai un exemple familial : sur l’acte de succession de mon arrière -grand mère berrichonne en 1920; son nom est écrit de trois façon différentes, Gaultier, Gauthier et Gaulthier. Malgré cela, la succession s’est déroulé normalement…Ce manque d’H n’est donc probablement pas la véritable raison de l’abandon avéré de cette maison, et d‘ailleurs ce frère sans H est certainement lui aussi mort depuis longtemps…mais pourquoi rien n’est fait pour arrêter ce pourrissement ?

Et pendant ce temps là, là haut au cimetière, sous son masque verdissant, Mr H. fait la grande rue avec les autres Drouais disparus en faisant tournoyer sa canne à pommeau d’ivoire. Au paradis ou en enfer ?

medium_herlem_1.JPG

29/03/2007

Le Chemin de ronde.

A Jack :
Voici des photos anciennes et actuelles du chemin de ronde.
Ce chemin était à l'origine le haut des murailles du chateau féodal détruit par Henri IV avant de se faire baptiser roi à Paris.
En effet, les Drouais supportaient le Duc de Guise, candidat à la présidentielle, non je me trompe, prétendant au trône de France. .
La révolution a continué le travail de destruction et l'érosion fait en ce moment le reste...
Ce chemin qui dans mon enfance était la promenade préférée des Drouais est malheureusement fermé au public.
Sa réhabilitation et sa réouverture seraient les bien venues.

DREUX-Chemin de ronde-Carte postale 1910/20.

medium_chemin_de_ronde_1.jpg

DREUX-Chemin de ronde-Carte postale 1960. L'archevêché.
medium_chemin_de_ronde_2.jpg

DREUX-Chemin de ronde-Départ, avec au fond les restes d'une échauguette. (guérite en pierre pour surveiller les abords du château.)
medium_ch_ronde_1IMG_0452.JPG


DREUX-Chemin de ronde-Arivée à la chapelle royale.
medium_ch_ronde_2.JPG

17/03/2007

LES BLAGUES DE SIMPLET.

medium_simplet.2_blagues..jpg


Bon! voilà que je fais comme Simplet, l'ancien chroniqueur Drouais qui racontait des blagues quand il ne trouvait pas de sujet d'actualité à exploiter.....
A bientôt, je n'oublie pas mon prochain envoi sur An par AN.(1947)...

14/03/2007

CONSTRUIRE ET DEMOLIR.

DREUX-Destruction des "14" au Murger-Bardin.

medium_Harkis_destruction_des_14_2.jpg


Ces petits immeubles que l’on vient de détruire avaient été construits par la Sonacotra pour recevoir en 1964 des familles de Harkis rapatriés d’Algérie. C’est un pan de l’histoire drouaise qui disparaît en poussière entraînant une certaine nostalgie..

Ce qui me choque et me trouble beaucoup c’est de voir détruire des bâtiments que j’ai vu construire dans ma jeunesse…
J’ai toujours pensé que la durée de vie d’une maison était plus longue que celle d’un être humain, qu’une habitation pouvait recevoir plusieurs générations comme celles du centre ville, de ma maison, ou celle de mon arrière grand père toujours debout depuis 1850.

Les constructions actuelles ne sont donc conçues que pour quelques décennies. ?
A Paris, on parle déjà de détruire certaines tours du quartier de la défense que j’ai vu ériger vers 1965.

A Dreux les exemples ne manquent pas :
Outre les bâtiments du "14", la cité dites « des fleurs » démolie l’an dernier, plusieurs immeubles du lièvres d’or détruits il y a 4/5ans, les bâtiments de l’ex magasins but, l’école Condorcet qui sera détruite bientôt et beaucoup de bâtiments que j’ai vu construire entre 1960 et 1970 disparaissent les uns après les autres…
Je peux citer aussi la maison de retraite du Prieuré construite en 1962 à la place des anciens ateliers municipaux et qui vient d’être détruite et aussitôt reconstruite. Elle ne correspondait plus aux normes actuelles pour recevoir des personnes dépendantes médicalisées.
Contrairement à cette maison de retraite reconstruite aussitôt après destruction, beaucoup de bâtiments détruits ne sont toujours pas remplacés, plusieurs années après, par les pavillons plus conviviaux prévus.

Les bâtiments datant des années 60 sont ils de mauvaises qualités ?.
On pourrait le croire. Exemple : L’école Condorcet construite en 1960, sera détruite, alors que l’école Ferdinand Buisson datant de l’époque du Front Populaire, sera réaménagée et agrandie……

Je ne parlerai pas ici de tous les bâtiments, souvent antérieurs à 1960 et laissés en ruines. Les nommer tous ici ferrait explosé le blog par leur nombre. J’en reparlerai à l’occasion.. Bien sûr, les constructions nouvelles ou en cours d’élaboration sont nombreuses, mais pas toujours là où il faudrait et elle sont prévues pour durer combien de temps, 20, 30 ou plus de cent ans ??…

Pour respecter ma formule d’opposer entre eux le présent et le passé je produis ici une diapositive que j’avais prise en 1965. On y voit les immeubles 14 du Murger-Bardin quelques mois après leur construction, encore isolés au bord de la campagne de Nuisement. La rue de Nuisement n’est encore qu’une petite route à travers champs…………
Eh oui le temps passe.. rien ne disparaît, tout se transforme....

DREUX-1965-les nouvelles constructions du Murger-Bardin..
medium_IMG_0211.JPG

12/03/2007

DREUX-6-LA DESOLATION DU SILO.

DREUX-Coopérative Beauceronne - 12 Juin 1944

medium_WW_II_Bomb_11_06_1944_Coop_beauceronne_2.jpg


DREUX-Coopérative beauceronne-Mars 2007.
medium_IMG_0327.JPG



Quelle est la différence entre ces deux photos ?
Peu. Il s’agit du même bâtiment prévu pour entreposer du grain, non loin de la gare de Dreux.. Deux photos prises à 63 ans de différence

1-1944 –Après le bombardement du 11 Juin.

L’aviation américaine visait l’usine Grodmouche (j’écris de mémoire et phonétiquement ce nom), car cette usine réquisitionnée par les allemands fabriquait des munitions pour la Wehrmacht.
Mais volant à plus de 3000 m les avions ont lâché leurs bombes au jugé. Les bombes se sont disséminées sur une énorme surface abîmant peu l’usine scélérate mais trouant la toiture de la coopérative beauceronne.

Pour avoir une vision réaliste de ces événements, portez vous sur le site des archives départementales d’Eure te Loir. Images des archives. L’Eure et Loir sous les bombes.
Vous y verrez un panorama du quartier de la gare de Dreux avec pleins d’impacts de bombes.
Sous un de ces impacts, la maison de mes parents splatch, ratatinée .
Ma mère et ma grand mère s’étaient réfugiée à la cave et sont sorties par miracle vivantes des décombres. Heureusement, car je ne serai pas là aujourd’hui pour bloguer avec vous (24 personnes civiles tuées ce jour là à Dreux)


2-2007-Après une trentaine d’années d’abandon.

Reconstruite après la guerre, cette coopérative a fonctionné jusque dans les années 60.
Les activités ont alors été transférées à l’extérieur de Dreux.
Depuis le bâtiment tombe progressivement en abandon avéré comme d’ailleurs l’ex usine cible du bombardement de 44.

11/03/2007

1-LA MOME PIAF, DREUX, ET LE STALAG

medium_PIAF_Clochemerle.jpg

Action Républicaine 16 Décembre 1959.

Edith Piaf célébrée actuellement par un film et par tous les médias a connu à Dreux un des nombreux moments difficiles de sa carrière.

En 1959, lors d’un récital à la salle des fête (rebaptisée récemment le « Théâtre ») elle s’est évanouie en scène. Elle était épuisée par une tournée suicidaire, relevant à peine de blessures dues à son dernier accident de voiture. Son pianiste la voyant dans un état extrême a refusé de jouer. Mais elle a tellement insisté qu’elle a quand même chanté. A la huitième chanson elle s’est écroulée et fut transportée d’urgence à l’hôpital

En 1943 ou 44, Edith Piaf que l’on appelait encore à cette époque la « môme » Piaf a effectué une tournée de deux mois dans les camps de prisonniers de guerre en allemagne.
Mon père s’en souvenait avec beaucoup d’émotion. :
Prisonnier dans le stalag IIID de Berlin Lichterfelde, il a assisté à un concert de la môme Piaf.
Avant de chanter la môme s’est isolée pendant de longues minutes dans la chapelle du camps pour prier. Elle portait sa robe noire et une petite croix en sautoir .
Pendant le tour de chant, beaucoup de prisonniers avaient les larmes aux yeux. C’est un peu de France qu’elle leur apportait avec force et chaleur.
A la fin du spectacle, en présence de Piaf, accompagnant les applaudissements, les musiciens se sont mis à jouer, un air Joyeux. Tous les prisonniers l’ont repris en cœur. Un chant venu de camps disciplinaires dont le refrain était sans ambiguïté et connu de tous :

»Dans l' cul, dans l' cul,
Ils auront la victoire.
Ils ont perdu
Tout' espérance de gloire.
Ils sont foutus
Et le monde dans l'allégresse
Se répète avec ivresse :
Ils l'ont dans l' cul dans l' cul. " »


Une sentinelle allemande croyant qu’il s’agissait de l’hymne national, s’est mise au garde à vous. Piaf s’était éclipsée…..
Un des rares souvenirs d’espoir et d’émotion que gardait mon père de ses cinq années de captivité.

Certains ont affirmé par la suite que la môme Piaf en se faisant photographier avec des prisonniers, avait permis par la confection de faux papiers à en en faire évader plusieurs. Papa était très sceptique sur la véracité de ces dires…..

Si vous voulez avoir des renseignements plus précis sur les événements survenus à Dreux pour Edith Piaf, reportez vous sur un blog ami. Clochemerle-les-dreux, Note Emportée par l’épuisement dans histoires naturelles.
http://dreuxexmachina.hautetfort.com/ .
medium_paris_piaf_1.JPG

Statue Edith PIAF-Place edith Piaf PARIS 20ème.
medium_Paris_Piaf_4.JPG

Plaque Edith PIAF-Place E. Piaf. PARIS 20ème.

07/03/2007

DREUX-5-LA PLUS BELLE DES VITRINES (Suite).

medium_DREUX_vitrine.5.jpg

DREUX-Vitrine Grde Rue M. Violette.

Comme je suis un novice blogueur, je sais maintenant mettre une image au Milieu.
Vous verrez mieux les images de la vitine installée par mes deux arrière grand pères paternel. J'en profites pour y insérer quelques détails.

medium_vitrine_2.4.JPG

DREUX-Le grand café.

medium_Vitrine_du_grand_café_1.JPG


medium_Vitrine-détail1.JPG

DREUX-Détail sculpture.

04/03/2007

LES VIEILLES GRILLES.

medium_DREUX_BNC_2007_a.JPG

medium_DREUX_BNC_2007.JPG

Cette grille fait partie d’un groupe de trois identiques et se trouve en arrière boutique d’un magasin de mode féminine dont la façade est grande rue.

Au milieu; quatre lettres entrelacées B.N.C et I. Dans les années trente se trouvait à cet emplacement la succursale drouaise de la banque nationale pour le commerce et l’industrie.

Quand je passe devant ces grilles, j’y vois encore derrière les fenêtres fermées, l’ombre de ma maman. En effet, elle y a travaillé deux ou trois ans comme employée. Puis elle est partie de Dreux en suivant Papa à Paris, pour l’agence d’Asnières. Mais elle a du quitter la BNCI qui, en perdant le I est devenue la B.N.C. Ce rétrécissement de sigle était du aux suites de la crise de 29.

Selon les dires de maman, un vieux monsieur à Dreux , ayant perdu une grande partie de sa fortune en bourse, se serait suicidé avec un revolver en laissant une lettre demandant pardon à ses enfants. Je n’ai jamais très bien compris si le suicide avait eu lieu dans la salle des coffres ou au domicile du vieil Homme. Ce que je sais, c’est que Maman était restée traumatisée de cet acte de désespoir toute sa vie. C’est pour cela et pourtant ancienne employée de banque, qu’elle n’a jamais voulu entendre parler de bourse, de « boursicotage », comme elle disait…

L’agence drouaise devenue BNC a quitté la Grande Rue pour la place Métézeau, (où se trouve maintenant un laboratoire d’analyses médicales). Puis la B.N.C est devenue B.NP. (Banque Nationale de Paris) vers 1959. Puis elle est revenue il y a quelques années, en Grande Rue mais à un autre endroit. Elle a encore changé de nom en devenant BNP-PARISBAS.

Je suis heureux que depuis plus de soixante ans ces grilles qui n’ont plus d’utilité commerciale soient ainsi conservées et entretenues. Je serai désolé si un jour elles devaient disparaître.

medium_DREUX-BNCI_1930.JPG

DREUX. LA PLUS BELLE DES VITRINES.

medium_DREUX_vitrine.3.jpg


Cette jolie vitrine, à l’inventaire des monuments historique depuis 1997, représente pour moi la plus attachante des curiosités drouaises. En voici pour moi l’histoire :

Cette devanture en bois de teck sculpté a été réalisée en 1902 sur les plans de l’architecte FAVARD par deux artisans Drouais et leurs compagnons ouvriers.

-Pour le compte de la menuiserie BIZIAU travaillait un certain Joseph.. Celui-ci était un « accouru » venu vingt ans plus tôt de sa lointaine Bretagne.
Vous avez compris que ce terme »accouru » désignait à Dreux à cette époque ceux venus d’ailleurs.
-Avec le sculpteur CADIO travaillait Victor, natif de Dreux, mais dont le père était accouru de l’Aigle dans l’Orne en 1840. La distance entre l’Aigle et Dreux peut paraître de nos jours minime mais avant la construction de la ligne de chemin de fer Paris Granville, parcourir 65 kilomètre n’était pas une mince affaire. Le grand père de Victor mettait deux bonnes journées à pieds pour venir voir son fils à Dreux et usait, parait il, lors de cette expédition une paire de sabots en bois. La grand-mère quant à elle mettait une longue journée dans sa carriole tirée par son petit cheval blanc..

L’accouru bretonnant avait une fille prénommée Aimée. Le Drouais de première génération issu d’accouru normand avait un fils prénommé Louis. Les deux jeunes gens se sont vus, plus et mariés. Et en 1906 naissait mon Papa….

Louis comme son père Victor a travaillé aussi chez le Sculpteur CADIO et mon Papa y a accompli son apprentissage. Mais moi j’ai rompu la longue lignée menuisière en devenant, comme le disait Papa avec une pointe de dérision, un scribouillard, un bureaucrate. Mais aurais-je été capable de réaliser une telle œuvre ?.

Cette Vitrine a longtemps été celle d’une imprimerie où était entre autre édité et vendu la plupart des cartes postales sur la ville de Dreux. Ce fut aussi une boutique d’instrument de musique. Je me souviens au début des années soixante d’y avoir acheté une flûte et quelques partitions. Cette vitrine est en fait double et sert pour deux magasins. Si la partie droite abrite depuis longtemps un café, la partie gauche a connu de nombreux commerces divers et variés. Récemment une épicerie restauration rapide italienne a remplacé une boutique de produits cosmétiques.

medium_vitrine_2.3.JPG

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique