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28/06/2008

UN DIMANCHE A PARIS -(4).

DU BD ST MICHEL AU PONT AU DOUBLE. 

-La Lutéce romaine (Thermes de Cluny, Musée du Moyen-âge.)

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-Rue de la Huchette. La plus grande concentration de (mauvais) restaurants de Paris.

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-Le théatre de la Huchette dans lequel sont jouées depuis 51 ans (hé oui)
les deux pièces d'Eugène Ionesco : La cantatrice chauve et la leçon.
 Le théatre de l'absurde est toujours bien vivant.

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.La cantatrice chauve.

 

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-Gourmandise profitable et touristique. 

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-Le caveau de la Huchette  , un des temples, dans un lieu historique, du jazz.

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Jazz au Caveau de la huchette.

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-Shakespeare sur Seine. (Librairie Anglaise).

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-Le pont au double.
Ce pont, construit en 1631 par l'architecte Gamard, était destiné à doter l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, alors surpeuplé, de locaux supplémentaires. Ceux-ci furent installés sur le pont même, comme c'était l'usage à l'époque, ce qui permettait de libérer de l'espace sur les berges envahies de maisons.
Le pont tire son nom du montant péage qui était du double du tarif habituel, soit 6 derniers pour les piétons et 2 tournois pour les cavaliers. Les habitants du quartier obtiendront un droit de passage en 1634. L'Hôtel-Dieu avait instituer cette imposition pour financer la construction de l'édifice qui supportait plusieurs salles superposées.

Heureusement il n'y a pas plus de péage sur ce pont, mais des musiciens et des clowns.

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A UUNE PROCHAINE FOIS  POUR  D'AUTRES PROMENADES PARISIENNES.  

26/06/2008

12-SOUVENIRS BANCAIRES-C.I.C.

- LA GRENOUILLE ET L’ORDINATEUR.

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J’ai retrouvé récemment dans un des magazines d’entreprise du C.I..C que j’ai conservé, trois photos pleines de souvenirs pour moi.
Ces photos dates de 1995 : 13 ans donc.
Cela n’est  pourtant pas si lointain…..

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1-Une machine à calculer antédiluvienne que nous utilisions vers 1970 et que nous appelions la « grenouille ». .

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.medium_4234_1.jpgQuand je tenais le bureau de change de la rue du Bac, cette machine à manivelle me servait pour convertir en Francs Français ou en devises.
Il fallait faire autant de tours que de chiffres voulus (5 tours pour 5 Francs, par exemple) puis on avançait d’un cran pour les décimales. Etc.  Cela faisait un bruit de crécelle caractéristique, surtout en tournant vite la manivelle.
Je dois avouer que les clients étrangers, notamment les américains s’amusaient de la vétusté de notre matériel. Mais moi je trouvais cela très pratique. L’habitude….

Et puis, en une dizaine d’années, l’ère de l’ordinateur à tout crin est arrivée :

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2- Les nouveaux ordinateurs reçus en 1995:

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Une puissance extraordinaire : 16 méga au lieu de 6.
Quand je pense que je  peste après mon vieil  ordinateur de trois ans d’âge qui ne « fait » que 33 Gigas, alors que les ordinateurs actuels ont 500Gigas de mémoire, voire 1000 Gigas.
Avec 16 mégas actuellement on ne  mémorise que quelques photos de bonne qualité.
A l’époque, les ordinateurs ne comprenaient que le traitement de texte….

La technologie avance plus vite que l’éclair.

Il faut dire aussi, qu’à l’époque, les informaticiens qui avaient appris leur « job » sur le tas (Il n’y avait alors pas d’école d’informatique) étaient considéré comme des semi dieux. Les vieux Directeurs ignares devant les techniques nouvelles, travaillant encore à la plume sergent major, étaient ébahis devant les beaux tableaux en abside et en ordonnée que ces magiciens leur fabriquaient en quelques minutes.
Les promotions en fin d’années tombaient drues sur la tête de ces malins qui faisaient rêver la hiérarchie.
Moi je ne voyais qu’un avantage à ces machines nouvelles. Je devais taper seul, sans passer par des secrétaires débordées, souvent mignonnes, mais quelquefois grincheuses, mes rapports et mon courrier. J’évitais ainsi des temps d’attente souvent longuets.
Un autre résultat : Je n’aurais peut être pas ouvert un blog, si je n’avait pas été habitué à tapoter sur un clavier d’ordinateur.

Mais j’avoue que retourner à l'époque d’avant l’ordinateur serait totalement inimaginable, à la banque comme dans la vie de tous les jours.

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3-Un dernier exemple de la banque «manuelle» :

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La chambre de compensation en 1995. Les chèques « remis » se transmettent encore par paquets d’une banque à l’autre Des dizaines, voire des centaines de kilos passés de la main à la main  ou dans des chariots à roulettes.

Maintenant il n’a plus de transferts « physiques » des chèques et effets. Tout s’effectue par  réseau informatique…

Vive le progrés....

 

23/06/2008

DROUAIS MAGAZINE- Durocasseries de Pierlouim.

La nouvelle Formule du « DROUAIS MAGAZINE » journal gratuit bimensuel arrive aujourd’hui dans les boites aux lettres Drouaises.

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Tous les deux lundiss une colonne sera réservée aux  « Durocasseries de Pierlouim ».

Ceci grâce au camarade Nicolas Pilleux , responsable de la publication.

L’article imprimé sera retranscrit sur le blog..

J’y rajouterai si besoin est ,des compléments et des commentaires que je ne peux mettre sur le magazine faute de place..(Car les lignes qui me sont accordées sont minutieusement comptées)
Sur le blog je peux m’étaler à loisir….

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Voici donc l’article paru aujourd’hui :

 

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« Salut les Durocassiens et durocassiennes ! »

medium_drouais_mag_durocass_1.jpgEn 1959, sous le chapiteau du « Radio Circus » planté place Mésirard à Dreux, Marcel Fort saluait ainsi son auditoire du jeu radiophonique « quitte ou double ».

L’assistance riait aux éclats de cette bizarre dénomination.

Mais comment doit-on appeler  les habitants de Dreux ?

Le Larousse  répond : Drouais et Drouaises.

C’est logique, puisque de Drouais on en a fait un Magazine.

Mais le malicieux présentateur n’avait pas tout à fait tort. Il déformait simplement le nom des premiers habitants de Dreux, issus de la tribu des Durocasses.

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Nos ancêtres, les Durocasses, étaient des Gaulois. Leur nom signifierait «Les guerriers de la colline fortifiée». Alliés des Carnutes  (de la Grande forêt beauceronne autour de la future Chartres) et de leurs Druides à la faucille d’or, les Durocasses  gardaient la frontière avec les Nautes Parisis, ceux qui flottent et ne sombrent pas.

Malgré leur nom guerrier, les Durocasses, avaient une devise pacifique : « Au gui l’An neuf », préférant le réveillon à la baston.

Les Carnutes furent une des dernières tribus gauloise à se rallier  à Jules (César, bien sûr ».

Dire qu’Astérix était Durocasse, il n’y a qu’un pas.

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Les Durocasses sont devenus au fil des siècles les Drouais.

L’histoire de Dreux, une des plus ancienne ville du royaume fut mouvementée : Les Romains, les vikings, les Anglais les Teutons y défilèrent, les catholiques et les protestants s’y étripèrent, Henry IV en  fit le siège et ratiboisa le château fort. La belle abbatiale St Etienne fut vendue pierre par pierre par les révolutionnaires, etc. etc. Nos grands anciens Charles Ménestrel, Charles Maillier, Jean Lelièvre et bien d’autres nous ont déjà raconté cette passionnante histoire Drouaise….

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Drouais de naissance, après un exil de 40 ans à Lutèce, je reviens dans la  ville de mes racines. Drouaise depuis 1850 ma famille m’a légué une foultitude d’anecdotes et de témoignages sur la vie à Dreux au siècle dernier. Souvenirs que je voudrais vous faire partager.

Cherchant un nom à ces chroniques Drouaises sans prétention, celui de «Durocasseries» m’est venu tout naturellement à l’esprit.

Ces « Durocasseries » essaient de décrire le Dreux d’antan par des anecdotes amusantes et édifiantes. Et aussi en comparant photos et situations du temps jadis avec le Dreux d’aujourd’hui…

Première durocasserie :
 Des Potins à l’Euro :

-Les Gaulois, inventeurs du pantalon et du tonneau,  avaient des potins dans les poche de leur braie. 

Ces potins étaient des pièces de monnaie faites de bronze mais coulées (et non frappées). Les Durocasses avaient alors leur propre monnaie: Les «potins Durocasses.»

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-Potin Durocasse du premier siècle avant J.C.

 

. -En faisant un bond de vingt siècles les potins Durocasses se sont transformés en Euros Drouais.

On y retrouve nos Lumineux «Flambards» et notre valeureux Beffroi.

 

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-Pièce de 10 «Euros  Drouais » de 1998.

 

Dans quinze jours je vous parlerai d’un  étonnant Drouais du siècle dernier : Monsieur Alix.

Vous pouvez  retrouver les «Durocasseries» sur mon blog :

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/

A bientôt, si Dreux le veut bien.

Pierlouim.

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Le blog existant depuis plus d’un an ,j’ai eu le temps de produire pas mal de notes sur DREUX. Je vous renvoie donc aux catégories suivantes:

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-HISTOIRE DE DREUX ::

« Dreux d’avant et de maintenant -Anecdotes. »

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-dreux_d_avant_et_de_maintenant-_anecdotes..html

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-ACTUALITE DE DREUX :

« Dreux actualité »

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-dreux_actualité..html

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-UNE JEUNESSE DROUAISE 1959/1967.

« AN par AN –Chronique d’une vie Drouaise."

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/category/-an_par_an-chronique_d_une_vie_drouaise.1946-59.html

 et

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/-an_par_an-chronique_d_une_vie_drouaise.1959-70./

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Bonne lecture……

21/06/2008

UN DIMANCHE A PARIS -(3).

LE LUXEMBOURG A PARIS.  

Le jardin du Luxembourg  a été créé en 1612 à la demande de Marie de Médicis.
 Il s'étend sur 23 hectares animés de parterres de fleurs et de sculptures.
Il est situé dans le VI°arrondissement de Pariset et accueillent le Palais du Luxembourg où siège le Sénat , la chambre haute du Parlement, propriétaire du jardin dont il assure l'entretien.
(le jardin du Luxembourg est un jardin privé ouvert au public).

-Palais du Luxembourg (Sénat) et pièce d'eau.

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-Le jardin (Panthéon au loin).

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-Tiens, la Tour Montparnasse. (Non il ne s'agit pas du stade roland Garros; c'est au bois de boulogne.)

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-Au loin, une autre tour parisienne.

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- Attention silence : en pleine cogitation : les joueurs d'échecs.

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-De drôle d'épingles anti pigeons sur la tête de la Duchesse de Savoie.

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- seuls au monde.

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Promenade (du dimanche 25 Mai 2008) 

A SUIVRE ........

Prochaine étape : La Huchette, Notre Dame.

-

20/06/2008

ADIEU MONSIEUR DELANNOY

medium_DELANNOYJEAN.jpgLe réalisateur Jean DELANNOY est mort hier ...

Le 22 Janvier dernier je consacrais une note à ce grand cinéaste français qui fêtait alors son centenaire à Bueil, non loin de DREUX...

Je reproduis en forme d'hommage et en entier cette note (avec, même les commentaires, dont ceux de sa fille)

A voir ci dessous :

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Troublant :
La semaine dernière, disparaissait Jean DESAILLY.
Il tourna avec Jean Delannoy plusieurs films:
-"La symphonie pastorale" (Qui optint la palme d'or à Cannes en 1946et Michel Morgan le prix d'interprétation ).
-"Maigret tend un piège" et "le Baron de l'écluse" (avec Jean Gabin).

La roue tourne.... 

LES 100 BOUGIES DU CINEASTE JEAN DELANNOY.

Retiré à Bueil, non loin de Dreux,depuis de nombreuses annèes, le cinéaste Jean DELANNOY
vient de féter ses 100 ans
entouré de ses ami(e)s du cinéma. 

Jean Delannoy est un réalisateur et scénariste français, né le 12 Janvier 1908 à Noisy-le-sec.

Ce cinéaste français, dont le nom fut synonyme de « qualité française » a réalisé ses films les plus significatifs sous un patronage littéraire. Réalisateur de plusieurs mélodrames, il avait déjà connu le succès, notamment avec PONTCARRAL, colonel d'Empire (1943), lorsqu'il put réaliser L'Eternel Retour (1943), avec la collaboration de Jean COCTEAU. Plus tard, ce dernier adapta pour lui  La Princesse de Clèves  (1961).

Au classicisme un peu froid de La Symphonie pastorale  (1946), de Les jeux sont faits  (d'après Sartre, 1947) ou de Maigret tend un piège  (1958) ont succédé nombre de films académiques, qui ont conduit leur réalisateur vers la télévision à partir de 1976, puis à tourner une trilogie purement hagiographique : Bernadette (1988), La Passion de Bernardette (1990) et Marie de Nazareth (1995).

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Article paru dans la presse locale.
  "Action républicaine "du 17 janvier 2008

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Conversation télévisée (1958) de jean DELANNOY avec Jean GABIN .
Ils ont tourné plusieurs films ensemble.


"Le Baron de l'Ecluse". 1960-Dialogues de Michel AUDIARD.

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.-Je n'ai malheureusement pas trouvé sur la toile d'extraits ni de la Princesse de Clèves ni de Notre Dame de Paris (trouvé mais en Anglais seulement)

Un passage des "amitiés particulières." 1964 . Louis Seignier.

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C'est curieux ,mais aucun "média" presse ou télé n'a parlé de cet anniversaire particulier.
Il y avait pourtant un beau papier ou un beau reportage à réaliser.
Un cinéaste français centenaire cela ne court pas les rues... 

Un grand cinéaste des années 50 cela n'intéresse plus  personne.
Il n'est pas le seul, la mémoire d'autres grands anciens est ainsi délaissée.
Pourquoi ?...
Des souvenirs importants sur notre société du XX°siécle vont ainsi se perdre.....

J'ai apprécié l'autre soir l'émission (trop tard à 23 heures sur FR3)
"Ce soir ou jamais"  du 20 décembre 2007 de Frédéric Taddeï
qui reçevait les trois grandes dames octogénaires du cinéma Français :
Michéle Morgan, Micheline Presle et Danielle Darrieux.

Ces Dames d'ailleurs parlent (entres autres) de Jean Delannoy.


Un régal....

Si vous voulez voir ou revoir cette émission :

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/article.php?id_articl...
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BON ANNIVERSAIRE MONSIEUR DELANNOY !.

19/06/2008

11-SOUVENIRS BANCAIRES-C.I.C.

LE MISSIONNAIRE DANS LES VIGNES DU SEIGNEUR.

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Le
 C.I.C fut longtemps considéré depuis sa création en 1859 comme la banque privilégiée de la hiérarchie catholique en Françe.Ce qui est encore le cas en 1974..

La succursale de la rue du bac est entourée de toutes sortes d’institutions religieuses et gère les  comptes bancaires de la plupart d’entre elles : L’archevêché, le secours catholique, les missions étrangères, moult congrégations religieuses, ainsi que la plupart  des  paroisses et églises de la capitale.

Les avoirs détenus dans ces comptes  représentent de coquettes sommes qui bien sûr, intéresse la banque.

Les trois «titrards» de l’agence , (contre un seul dans une succursale ordinaire) sont à la fête.

Lors des nombreuses émissions de titres, obligations diverses et variées par l’Etat ou d’organismes habilités, il suffit à ces employés modèles et choyés de passer quelques coups de fil pour remplir leurs objectifs de placements. Les clients, issus de la vieille noblesse ou constitués de ces congrégations religieuses possèdent de l’épargne conséquente et ne rechignent pas à la placer dans des valeurs de refuge sûres et juteuses

Ces veinards de « titrards » perçoivent des commissions en fin d’année dont le montant fait pâlir de jalousie les «administratifs» comme moi. Ce qui est injuste est que ces vendeurs ne se foulent pas trop pour placer des centaines de milliers de francs. Dans les  succursales de quartiers plus populaires, il faut donner des dizaines de coup de fils et mouiller sa chemise pour récolter quelques milliers de francs de placements et percevoir une mini commission.

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Bon revenons à nos moutons
 :

Non loin de la succursale se trouve le port d’attache  des « Missions étrangères ».

Nous voyons régulièrement à nos guichets le trésorier général,  le "Père Marcel ".

Il est rarement habillé en missionnaire, mais, même en « civil », il a le profil parfait du fmoine missionnaire  tel que l'on peut se l'imaginer :

Petit, la soixantaine rubiconde, les cheveux ras  rares et gris, des lunettes rondes aux montures en ferraille, et surtout une barbe en pointe  blanche et  ébouriffée.
Il porte souvent des sandales aux pieds nus.

C’est un client apprécié,  il est sympathique, très « causant », et très énergique. Toujours par monts et par vaux…..

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Un lundi après-midi de 1974
, comme c’est la coutume, une à deux fois par an, le père Marcel et notre directeur sont partis déjeuner ensemble dans un bon restaurant des alentours.

Ils tardent à revenir.

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Les clientes qui ont rendez-vous à trois heures avec le Directeur sont déjà arrivées et assises dans les fauteuils de l’accueil, attendent bien sagement. Il s’agit de deux sœurs « auxiliatrices du purgatoire ». Ces religieuses sous leur voile et soutane gris bleu attendent en silence, la tête baissée.

Soudain, il est trois heures vingt passé, nos deux compères arrivent, pratiquement bras dessus bras dessous, en pleine conversation bruyante et joyeuse. Les yeux brillent, la démarche est hésitante.
Manifestement le repas fut bien arrosé.

Voyant les Sœurs, le Directeur se penche vers elles, s’excuse du retard et leur demande d’attendre quelques petites minutes. Puis il s’enfourne dans les vestiaires, apparemment pour se mettre de l’eau sur le visage…

Le père Marcel,  plus rubicon que jamais, les cheveux et la barbe en désordre, s’est attablé à mon guichet en s’agrippant des deux bras. II commence à  plaisanter de tout et de rien. Apercevant les sages religieuses recroquevillées dans leur coin, son œil se met à pétiller et un sourire en biais illumine son visage déjà rouge comme in lumignon.

Il se met à raconter, haut et fort, des histoires de plus en plus osées en lorgnant du coté des sœurs avec l’intention visible de les taquiner et de leur faire perdre leur flegme. En effet, elles sont de plus en plus impatientes de se réfugier dans le bureau directorial.

Revenu des toilettes et comprenant la situation périlleuse pour les soeurettes, le Directeur les fait rentrer d’urgence dans son bureau. Mais avant de refermer la porte il me fait signe de le rejoindre avec les comptes et les documents de la congrégation.

Avant de m’enfermer dans le bureau avec les religieuses et le directeur, j’ai juste le temps d’entendre le Père Marcel clamer à mes collègues hilares :

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-« Tenez! Savez-vous comment on faisait l’amour au Siam ? ».

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Je referme vite la porte derrière moi, car le patron s’impatiente.

L’entretien est tendu, car les religieuses sont dures en affaires. Le patron a quelque fois du mal à suivre. Son esprit me paraît un peu brumeux…

Malgré le huis clos, en épluchant les comptes  je devine la voix du père et des rires en cascades.

Quand, enfin les religieuses s’en retournent dans leur couvent, la succursale est redevenue calme. Le père Marcel est parti depuis longtemps.
Je demande à mes collègues la suite de l’histoire.
Mais ces ingrats ne veulent rien me dire.

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J’ai revu par la suite, souvent, le Père Marcel.

Descendu des vignes du Seigneur, il est redevenu beaucoup plus sérieux. Cela ne l’empêche pas d’être aussi bavard et de raconter en détail les missions caritatives de son ordre.
Missions extraordinaires voire impossibles, en Asie ou ailleurs dans le monde, en tout cas dignes d’éloges….

Mais je n’oserais jamais lui demander la suite de l’histoire…

Je ne saurais donc jamais comment on faisait l’amour au Siam.

 (Il se peut aussi, et cela est ma version, qu'il n'ait fait qu'un effet d'annonce uniquement pour effrayer les braves religieuses et qu'il n'a jamais révélé à mes collégues le mystère de l'amour au Siam..Et qu'il n'a, les religieuses étant cloîtrees dans le bureau du Directeur, ensuite raconté que de banales histoires drôles..)

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18/06/2008

OH ! LES SALES GOSSES.! ..

PARIS MATCH - 1960.
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-"Je ne veux aller ni chez ma mère, ni chez mon père.
Je veux un appartement pour moi toute seule!".
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-"J'ai vu le ministre de l'Education Nationale aujourd'hui.
Cela a commencé lorsque l'instituteur m'a envoyé chez le directeur,
 le directeur chez l'inspecteur....".
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-"Je t'ai apporté ton jus..d'orange !."
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ALMANCH VERMOT - 1950
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LE DRUIDE -Almanach 1912.
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Un Bon exemple :
-"Ne le grondez pas, Madame,
Quand j'avais son âge, mon père disait aussi :
"Tu n'as qu'un petit goût,
toute ta vie tu feras des pâtés!...
-Et c'est vrai, je suis établi pâtissier,
et ce sont les pâtés qui m'ont enrichi..."
.
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LES INCONNUS : LES GOSSES.

17/06/2008

DREUX- MA VILLE -4-

Les "durocasseries de Pierlouim" se tiennent pour l’instant un peu en retrait de l’actualité Drouaise…
Je ne suis pas souvent à Dreux en ce moment.

L’actualité de cette bonne ville est pourtant actuellement fertile en évênements festifs. (Fêtes des quartiers, des voisins, courses hypiques, aménagements nouveaux, etc )
En attendant, quelques photos pour remplir la note du mardi, normalement  consacrée à Dreux:

 

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DREUX BUCCOLIQUE :

 

-Au centre ville.

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-Moutons à Rieuville prés de l'Hopital.

Ferme Gabenot.-J'ai vu ces moutons dans mon enfance, mes filles puis mes fillous...Mais cette présence ovine  devrait bientôt disparaître.

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-Abreuvoir tari...J'y ai vu des vaches venir se désaltérer dans cette mare à l'époque remplie d'eau et de grenouilles.

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-Bovins, aux Bléras, Bd Pasteur...En attente d'abattoirs ?....

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-Ecluse sur la Blaise.
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-Jardins ouvriers au guet aux ânes...
 

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14/06/2008

PARIS EN CHANSONS : A PARIS, AU MOIS DE MAI, EN PASSANT LE PONT.

Ma note du 31 Mai dernier, sur un dimanche à Paris - Le pont des arts-
a inspiré des commentaires musicaux  à plusieurs amis blogueurs.

1 -L'ami Balbuzard me dit :  Un refrain me parcours la tête...
"j'aime Paris au mois de Mai"..de Charles Aznavour....

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Voici donc Charles Aznavour :

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2 -Betty et Henry me rappellent  qu'en passant le pont, le vent frippon ....

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Oui sur le pont des Arts je ne me suis pas souvenu de ce  bon vieux Georges.
Je répare cet oubli :

podcast


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3- Charline pense à la chanson  "A Paris "d'Yves Montand
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Voici "A Paris".
Mais chanté par son créateur : Francis Lemarque

podcast
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Bon j'ai retrouvé la version chantée par Yves Montand, la voici :
podcast


PROMENADE D'ETE A PARIS A SUIVRE.....(Samedi prochain).

13/06/2008

MORT DE JEAN DESAILLY.

Le comédien Jean Desailly, qui formait avec Simone Valère l'un des plus célèbres couples du théâtre et du cinéma français, est décédé mercredi dernier à l'âge de 87 ans..

Il fit partie de la Comédie Française. et de la compagnie Renaud-Barrault. 
Il diriga avec Simone Valére le "Théatre de la Madeleine" de 1980 à 2002. 

Il joua aussi dans 60 fims au cinéma :

Trois de ses prestations sont particulièrement remarquables :

1-le mari impuissant et assassin de "Maigret tend un piège" où, dans une scène d'anthologie face à Jean Gabin (Maigret), il livre un portrait de psychopathe hallucinant.

2-"La peau douce" où il campe avec finesse et sensibilité un homme partagé entre une liaison adultère et son statut social.

3-Il affronte à nouveau Jean Gabin ,  dans le fim  Denys de La Patelliére Les grandes Familles (1958), tiré du roman éponyme de Maurice Druon.


J'ai vu jouer Jean Desailly avec la gracile Simone Valère dans la compagnie "Renaud-Barrault " au Théatre de l'Odéon. C'était  avant les "événements" de 1968 qui obligèrent la compagnie à émigrer à l'ancienne patinoire  devenu actuellement le "théatre du rond point "(des champs Elysées).

Mais c'est surtout ses affrontement au cinéma avec Jean Gabin qui resteront dans ma mémoire..

 

Avec Jean Gabin, commissaire Maigret, dans "Maigret tend un piège". .

 
Maigret tend un piège - Parlez Maurin
envoyé par RioBravo


Bande annonce de la peau douce.

 

12/06/2008

10-SOUVENIRS BANCAIRES-C.I.C.

AFFAIRES FAMILIALES.

Si le médecin est le confident du corps de ses patients, le curé celui de l’âme de ses ouailles,  le psy celui des états d’âmes de ses malades, l’employé de banque est le confident du porte monnaie de ses clients. Un peu comme le notaire qui connaît en détail les histoires de famille des différentes parties qui s’adressent à lui. (Mariage, divorce, successions, etc.).

La banque est indirectement au courant de beaucoup d’éléments de la vie d’un client : ses revenus, son patrimoine, ses dépenses, ses problèmes de santés, ses difficultés professionnelles,  familiales et même conjugales.

C’est pourquoi, si l’on parle de secret bancaire (surtout dans les paradis fiscaux) dans les cas de la vie personnelle des clients il s’agit plutôt de «Discrétion bancaire».

Quelques exemples glanés dans mes souvenirs, que je peux révéler  quarante années après:

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Commençons par les plus tristes
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1-Un Monsieur  arrive en larme à la succursale. 

 Sa femme vient de déserter le domicile conjugal  en vidant totalement le compte joint.

-« Que dois-je faire ? » demande-t-il en hoquetant.

-« Pas grand choses mon pauvre Monsieur ! »

C’est vrai qu’un compte joint c’est très pratique, quand le couple s’entend bien. Le compte n’est pas fermé en cas du décès d’un des co-signataires. Mais en cas de dispute ou de divorce c’est une autre affaire. Comme la signature est valable, la dame est en droit de vider le compte. Le Monsieur est solidaire du débit que pourrait occasionner sur le compte son épouse.

Une seule solution  pour l’époux abandonné : Ouvrir un compte à son nom propre, et transférer de toute urgence la domiciliation de ses salaires sur ce nouveau compte……

C’est malheureusement une situation assez fréquente.

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2-Ayant pris rendez-vous avec le Directeur, un vieux monsieur est arrivé encadré par sa femme et sa fille. J’assiste le Directeur en apportant les documents nécessaires à la signature. Car les dames sont venues faire signer à leur époux et père des procurations et des papiers en cas de décès. Mais le Monsieur manifestement n’est pas tout à fait d’accord. Il est assis au milieu de ses deux cerbères et son opinion semble peu compter. Le Directeur comprenant bien la situation essaie de tempérer et de s’assurer de la bonne santé mentale du Monsieur. Bien sûr le Monsieur n’a pas deux revolvers braqués sur lui. Mais que peut-il faire devant une pression morale aussi forte.

-« Vous êtes bien sûr de signer? »

 Demande le Directeur.

-« Allons Papa signe, les choses seront ainsi en règle ! »

 Insiste la fille ;

Enfin, le vieux Monsieur s'exécute et signe, les larmes aux.yeux.

Le Directeur et moi avons l’impression d’assister à une exécution en règle.

Mais que pouvons-nous faire ? Tout cela est légal.  

Le groupe s’éloigne, le vieux client marchant difficilement est soutenu par ses deux gardes du corps.

Il mouru deux mois plus tard.

La succession se déroula sans problème….

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3-Une histoire gênante pour la banque :

Un père et son  fils ont chacun un compte à la succursale. Ils habitent tous deux dans le même immeuble, probablement à des étages différents.

Un jour, le comptable de la succursale envoie au père un document dans lequel sont indiqués les soldes des comptes paternels.

Un oubli fatal : Sur l’enveloppe manque  le prénom.

Voyant le nom de famille, on ne sait pourquoi, le concierge de l’immeuble a donné au fils l’enveloppe destinée au père.

Vous devinez la suite :

Scandale dans la famille.

-« Mais pourquoi, avec l’argent que tu as, Papa, tu ne m’en prête pas?»

Fureur du père dans la banque….

Le directeur, en l’isolant dans son bureau a pu le calmer, en lui promettant de sévir auprès du fautif. (Ce qui ne fut pas fait, mais on n’oubliera plus d’indiquer le prénom des clients.) .

Je crois savoir que le fils a déménagé et changé de banque.

Le père est resté un de nos fidèles clients.

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Enfin, une anecdote rigolote

 

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La succursale de la rue du bac, est située en plein septième arrondissement de Paris. Sa clientèle est triée sur le volet…Hiérarchie catholique et vieille noblesse française. Rien à voir avec les snobs parvenus du seizième arrondissement, voire de Neuilly..

Beaucoup de clients portent une bague «nobiliaire »  C'est-à-dire une chevalière dont le chaton compte en creux les armoiries de la famille.

Il est évident que l’on ne reçoit pas une telle clientèle comme on reçoit les chevillards à la Villette (en cette année 1973, on tranche encore le lard à la Villette, pas pour longtemps, le scandale c’est pour bientôt).

Le sous-directeur Monsieur Vogel, ex Pied noir descendant d’Alsacien, est spécialiste en la matière de s’occuper des clients  au patronyme à tiroir. Il est obséquieux à souhait, l’échine flexible dans la courbette. Certaines mauvaises langues l’appellent la « carpette », certainement à cause de sa moustache en tapis brosse.

Un local aux murs vitré placé au milieu de la succursale sert de bureau  au sous-directeur. Cela lui permet de surveiller les faits et gestes des employés et des clients. Mais à contrario, chacun peut observer ce qui se passe  dans l’antre translucide du sous-directeur.

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-"Ce qui me plait dans le système du compte-courant,
c'est que ça vous donne tellement plus de lattitude que l'argent!".

 

 

Un après-midi de l’hiver 1973, Monsieur Vogel reçoit un couple titré dans son bocal en verre.  

Un ci-devant comte et sa comtesse. Tous deux la quarantaine hautaine. Lui grand, le teint hâlé à la chevelure déjà poivre et sel, au costume de tweed select. Elle, mince élégante, vraie fausse blonde, un sac et un carré de soie Hermès à la main, et surtout un très long manteau de fourrure sur les épaules. Un de ces visons dont le prix engloutirait à coup sûr plusieurs années de ma squelettique paie de grouillot de banque…

Les deux fastueuses personnes s’assoient devant le bureau du sous-directeur. La dame s’installe en faisant des effets de jambes calculés et en rabattant sur ses genoux un pan de ce superbe manteau que notre Brigitte nationale reprouverait.

Au vu des documents qui m’ont été demandés par Monsieur Vogel, cette entrevue à pour but de donner à madame un certain nombre de libertés : Procurations, ouverture d’un compte personnel et d’un compte titre à son nom propre.

Mais peu à peu la conversation s’envenime entre les deux époux. Manifestement, le monsieur rechigne à signer les documents déposés devant lui. La dame commence à s’exciter, à élever la voix, à faire de grands moulinets avec les bras. Monsieur Vogel, stoïque comme à son habitude essaie de calmer le jeu.

Mais subitement, toute droite dans son manteau de fourrure, la comtesse se lève et se met à hurler, fort, mais posément ,en détachement bien les syllabes afin que chaque personne présente dans la succursale en profite :

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-«Et puis,  Mon Cher, vous commencez à m’emmerder !.
-Si cela continue, j’irai faire des ménages!»

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D’un coup,  toute forme de vie semble s’arrêter dans la succursale…
De stupeur, apercevant le scandale lui tourner autour de la tête, l’époux, blanc comme un linge, se met à tirer sur le bas du vison en haletant :
-« Ma chère, je vous en prie, rasseyez-vous!. Je signerais tout ce que vous voudrez.! »

La dame se rassoit lentement, la tête en arrière, la mine boudeuse, les bras énergiquement croisés sur la fourrure, comme un enfant à qui on vient de refuser un joujou..

Monsieur Vogel reste impassible, mais son tapis brosse de moustache connaît de vifs soubresauts.

Dans la succursale une ambiance torride s’étale : Les clients se détournent ou regardent par les fenêtres en étouffant des fous rires. Les employés se cachent sous leur guichet en pouffant. Certains se précipitent dans les locaux privés, comme la « cuisine » ou les vestiaires pour rire de tout leur soûl.

Car à la seule idée improbable de voir la luxueuse comtesse un balai et une serpillière à la main, l’on ne peut que se gausser.

Puis, petit à petit, tout rentre dans l’ordre. La succursale redevient une ruche bourdonnante. Le mari finalement signe tous les documents. Le sous-directeur se frotte les mains. La femme a retrouvé son sourire.

Monsieur Vogel, plus obséquieux que jamais, raccompagne les nobles clients jusqu’à la sortie en leur ouvrant la porte et en faisant un baise-main à la comtesse.

Nous revîmes souvent la dame pour s’occuper de ses comptes, mais beaucoup plus rarement son époux…..

 

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La semaine prochaine, pour terminer en beauté la saison de mes souvenirs bancaires, je vous raconterai
"les histoires du missionnaire".

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11/06/2008

LES CHIENS ONT LA PAROLES (2).

LES CHIENS DE BERNARD ALDEBERT (1960)
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-"Ici!".
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-"Elle a détaché sa laisse et s'apprête à quitter son collier."
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-"Couchée !".
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-"Vous n'êtes pas vilain garçon, mais vous avez une tête à avoir le nez froid !."

Des chiens (et des chats) parlent (presque) réellement :

10/06/2008

DREUX A L'HEURE PORTUGAISE.

L'association portugaise de Dreux a fêté samedi dernier ses trente ans d'existence.

Neuf groupes folkloriques ont défilé et dansé dans le centre ville de Dreux.

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07/06/2008

UN DIMANCHE A PARIS -(2).

ST GERMAIN DES PRES - ST SULPICE.

-L'institut (Académie Française)

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-L'ami Voltaire.medium_IMG_6520.JPG

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-Vers St germain des Prés.

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-Jeune jongleur, badauds et tour Montparnasse.

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-Henri incognito à Paris .
Chut!
Roro ne le sait pas.

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-Place St Sulpice.

Marché médiéval pour la traditionnelle fête st Germain à St Sulpice.

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La cartemancienne.

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Les aubergistes.

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La couturière.

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Zut, j'ai raté le cracheur de feu...

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Promenade (du dimanche 25 Mai 2008) 

A SUIVRE ........

Prochaine étape : Le Jardin du Luxembourg.

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05/06/2008

9-SOUVENIRS BANCAIRES-C.I.C.

LES COFFRES (4)

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ZIZANIE EN SOUS-SOL.

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Juin 1973- Il fait très chaud en cette fin de journée à la succursale C.I.C de la  rue du bac.

Dans un quart d’heure, la fermeture au public. Tout en servant les derniers clients, les employés commencent à préparer les pièces administratives pour la fermeture de la journée comptable.
Soudain la lourde porte d’entrée est vivement poussée. Une bonne demi-douzaine de personnes entrent dans la succursale sans arrêter de bruyantes conversations.

La délégation traverse la succursale sans se soucier des autres clients et  arrive directement à mon guichet.

-C’est vrai, j’allais oublier !

J’ai reçu il y a quelques jours du service des successions du siège un avis de passage pour l’ouverture du coffre d’un client décédé.

Je sors la fiche de présence que je dois faire signer en vérifiant l’identité de chaque personne. Voyant l’agitation provoquée par ce groupe disparate, le sous-Directeur est sorti de son bocal. Je suis bien content, pour une fois, de le savoir derrière mon dos, car l’exercice de signature est électrique et j’ai bien besoin d’un renfort moral et hierarchique.

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Car ce groupe agité, est composé de :

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-L’épouse du défunt, dame aigrelette de soixante dix ans au moins, accompagnée de son notaire,

-Un  homme et une femme jeunes, la trentaine élégante, encadrés par leur notaire. Comme ils portent  le  même nom que le « de cujus », j’en conclu qu’il s’agit d’enfants d’un premier lit (Jolie expression qu’on emploie encore en 1970, contrairement à celle, barbare de « famille recomposée ».) Mais à la réflexion ils peuvent  être aussi « Adultérins reconnus ».

-Une femme mince,  tirée à quatre épingle, la jolie quarantaine. Elle est  suivie par son avocat. Au vu des regards incendiaires que lui propulse l’épouse légitime, cette dame était probablement la maîtresse du mari.

-Un peu détachés du groupe, car silencieux, un huissier et son clerc. Ce dernier tient sous son bras un instrument curieux. Il me faut quelques secondes pour m’apercevoir qu’il s’agit d’une machine à compter les pièces de monnaie.

Tout ce beau monde signe machinalement la feuille de présence. Les hommes de loi me montrent avec dédain leur carte professionnelle.

Ah, j’oublie quelqu’un.

-Très en retrait, se tient  un monsieur en bleu de travail, un peu intimidé, une caisse à outil en bandoulière. Il s’agit d’un employé de la maison « Fichet Bauche ». En effet, sa mission est de fracturer (légalement) le coffre, car manifestement la clé a été pertinemment cachée par son ancien propriétaire et non trouvée par ses successeurs.

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Je fais descendre tout ce beau monde dans la salle forte.
Le sous-Directeur m’accompagne, car la tension monte derrière nous. La serrure du coffre est obstruée par des scellés à la cire rouge. Ce qui prouve bien qu’il y a des problèmes depuis le début dans cette succession à risques. L’huissier cérémonieusement, coupe le ruban et déchire la cire et abandonne le coffre à la chignole de l’employé « Fichet Bauche ».

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Imaginez la scène :

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La salle des coffres transformée en étuve par la chaleur de l’été et le manque d’air du sous-sol.

Douze personnes, attroupées comme des sardines dans leur boîte, devant le coffre obstinément fermé.

Une lourde atmosphère ponctuée de cris, d’injonctions, de noms d’oiseaux vociférés par l’épouse, la maîtresse présumée et les enfants d’un autre lit.

 Les hommes de loi s’envoient des « Cher confrère ! » accompagnés sèchement de numéros d’articles du code de procédure….

Seules trois  personnes gardent leur calme. :

Le clerc d’huissier qui a installé sa machine à compter les pièces sur une table et attend bras croisés, le sous Directeur et moi qui servons de témoins.

Le bruit provoqué par la perceuse, la chaleur, l’ambiance torride fait couler la sueur sur tous les fronts.

Le perceur de coffre professionnel est à la peine. Il casse deux mèches de sa perceuse contre la dureté du coffre. Normalement il devrait mettre quelques minutes pour faire sauter la serrure, mais intimidé et désorienté par l’attente impatiente qu’il sent derrière son dos, il devient très maladroit.

Un client qui voulait se rendre à son coffre en est dissuadé par l’ambiance sulfureuse qui l’effraie.

-« Je reviendrais demain ! ». Me dit-il en remontant précipitamment au rez-de-chaussée.

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Vingt longues minutes ont été nécessaires pour ouvrir en fin le coffre.

Il était temps, car l’on commençait à en venir aux mains et le pauvre perceur de coffre allait bientôt  être lynché.

Un  silence nerveux emplit la salle des coffres. Tous les yeux sont braqués à l’intérieur du coffre.

Un des notaires s’adresse à l’huissier.

-« A vous cher Maître ! »

L’huissier, lentement,  vide le contenu du coffre qu’il dispose précautionneusement sur la table. Il note scrupuleusement chaque objet sorti  sur un cahier cartonné.  Des yeux avides et soupçonneux suivent l’opération. Manifestement on cherche un testament…Apparemment rien. Certains héritiers se réjouissent, d’autre (la « maîtresse) font la moue….. Mais par contre, le coffre contient plusieurs sacs de Louis d’or et de Napoléon, des lingots et un gros paquet de titres papiers

Le sous Directeur me demande de remonter. Il restera seul comme témoin de la Banque.

En terminant mon travail administratif avant l’arrivée du camion de la « Brink’ », je tends l’oreille pour écouter ce qui se passe en sous-sol : Plus d’éclats de voix agressifs. Seul, le cliquetis régulier de  la machine à compter les pièces d’or transperce le silence. L’employé de chez « Fichet et Bauche » s’est éclipsé discrètement après nous avoir fait signer son bon d’intervention.

Le temps passe, peut être une heure. L’inventaire du contenu du coffre continue…  

.La succursale, fermée depuis longtemps à la clientèle, se vide peu à peu de ses employés. Le Directeur et le sous directeur m’ont  demandé si je n’ais pas d’obligation pour ce soir, de rester à la succursale.

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Enfin, la petite troupe remonte de la caverne d’Ali Baba. Je fais sortir par la petite porte de service, l’huissier,  son clerc et sa machine à compter. Mais aussi la « maîtresse » et son avocat qui paraissent tous deux un brin déconfit. Restent donc l’épouse légitime, les enfants  et les deux notaires. ….

Le notaire de la veuve ni éplorée ni joyeuse interpelle la Direction de l’agence :   

-« Mon confrère et moi exigeons que les pièces et les lingots  soient repris au cours d’aujourd’hui ! »

-« Mais la Bourse est fermée, l’or sera vendu au cours de demain ! » rétorque le Directeur..

Les deux notaires refusent, tempêtent et menacent d’aller vendre l’or à l’agence du Crédit Lyonnais située de l’autre côté de la rue du bac. (Je les connais, ces «Lyonnais », ils seraient bien contents de récupérer cette petite fortune dorée).

Le Directeur téléphone au siège, argumente, parlemente, fait très probablement jouer ses relations  à la Direction du CIC, encore au travail à cette heure déjà avancée de la soirée..

-« Bon, le siège est d’accord, nous reprenons l’or au cours d’aujourd’hui ! » dit-il enfin.

Les notaires semblent satisfaits.

- « Mais, » Continue le Directeur en me regardant fixement

 –« il faut porter dés ce soir l’or à la caisse centrale »….

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Bon, j’ai compris, c’est moi qui vais transporter ce trésor au siège.

Sous le regard attentif des notaires, j’enfourne les sacs et les lingots avec le Directeur dans le grand sac en cuir noir du coursier rentré chez lui depuis longtemps. Mais sous le poids, environ trente kilos (Malgré un petit volume, l’or cela pèse) la poignée du sac cède. Je dois la rafistoler avec une ficelle.

Tenant le sac comme je peux, je sors de la succursale, serré de prés par le Directeur. Il tient un parapluie au dessus de nos têtes, car un violent orage vient d’éclater sur Paris.

Il m’enfourne dans un taxi stationné Boulevard Raspail. Il me fait plein de recommandations.

Pendant le trajet d’environ un quart d’heure, les trente kilos d’or sur les genoux, une petit envie me taraude. : Demander au chauffeur de m’amener directement chez moi rue Duhesme. Mais l’honnêteté étant un vilain défaut je résiste à cette envie.

En arrivant  au siége rue de la Victoire, le tapis rouge est déployé. Je suis attendu, enfin, mon stock d’or est impatiemment attendu. Le taxi est dirigé directement dans le sous-sol de la caisse centrale. Un responsable réceptionne la précieuse cargaison, et règle le taxi. Je rentre chez moi sous une pluie battante, soulagé de cette lourde charge et que cette folle journée .se termine enfin.

Quelques jours plus tard, l’employé de chez « Fichet Bauche » est revenu pour remplacer la porte fracturée du coffre et je n’ai plus jamais entendu parler de cette succession mouvementée…

 

Rendez-vous la semaine prochaine : même blog, même jour, même heure..

Pour d'autres souvenirs bancaires.

 

  

04/06/2008

LES CHIENS ONT LA PAROLES.

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Les Chiens de Bernard ALDEBERT (1960)

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-"Ouille!".
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-"Un jour, ce fut "Oui, Oui" au lieu de "Ouah ouah". Ce furent ses premiers mots".
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-"Si vous continuez à vous disputer, je confisque le jeu d'échecs!".
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-"Vous ne pensez pas que vais réciter La Cigale et la Fourmi pour un sucre !."
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-"C'est un élève trés doué, malheureusement beaucoup trop bavard !".
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-"Tu sais ce qu'il vient de me dire, ton chien qui parle ?."
-"Non, mais je m'en doutes !."
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-"Je croyais que votre chien parlait ?."
-"Vous confondez avec l'autre, celui-là écrit seulement !".
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Des chiens parlent réellement :

03/06/2008

DREUX- MA VILLE -3-

Les "durocasseries de Pierlouim" se tiennent pour l’instant un peu en retrait de l’actualité Drouaise…
Je ne suis pas souvent à Dreux en ce moment.

L’actualité de cette bonne ville est pourtant actuellement fertile en évênements festifs. (Fêtes des quartiers, des voisins, courses hypiques, aménagements nouveaux, etc )
En attendant, quelques photos pour remplir la note du mardi, normalement  consacrée à Dreux:

 

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DREUX D'AVANT HIER, D'HIER ET D'AUJOURD'HUI:

 

PLACE MESIRARD..

Cette place n’était qu’une prairie, entre deux bras de la Blaise.

En 1859, le trajet de la construction de la ligne de chemin de fer de Versailles à Surdon (Qui deviendra Paris Granville) est adopté. La gare et la voie ferrée vont absorber les Champs St Gilles où depuis le XIIème siècle s’installent les foires
 La ville achète alors les terrains qui vont de la ruelle aux cochons à la ruelle des embûches pour recevoir les foires agricoles et les foires traditionnelles de la Saint Denis. Cette nouvelle place est inaugurée en 1862 pour la foire de la pentecôte. Elle se borde peut à peu de bâtiments.

 

1-Place St Gilles :

1902- Le nouvel Arsenal des Pompiers vient d'être  construit. (la cabane en bois provisoire qui le reçevait depuis l'éviction de l'ancien arsenal de la place Métézeau pour la construction de la Caisse d'épargne et de la Mairie est encore visible.).

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1905- La cabane a disparu .

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2-Place Mésirard.

En 1906. Le Conseil Municipal décide de changer le nom de la place Saint-Gilles pour lui donner le nom de Mésirard, le maire de Dreux qui a fait aménager cette place.

 

1907-Le créateur de la carte postale se trompe sur l’orthographe de cette place nouvellement créée.

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1942-Photo de sinistre mémoire pour les Drouais.

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2008-Photo actuelle.

L’emplacement des foires a de nouveaux été déplacée, depuis les années 60. (J'ai connu à cet emplacement la foire de la St denis, les feux d'artifices du 14 juillet, les foires foraines et les cirques....)

 La place Mésirard accueille maintenant le Marché couvert, La médiathèque, l’Odyssée et le grand parking central.

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-Cartes postales collection Pierlouim. Photo allemande sur internet.  

 

 
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