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13/10/2007

Le choc entre l'actualité d'hier et l'histoire d'aujourd'hui.

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Les évenements du 17 Octobre 1961.

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Quand l'actualité déformée est revue et corrigée par  l'Histoire.

Dans ma chronique An par an année 1961 je n'en parle pas. Et pour cause cet évenement est passé presque inaperçu dans la presse de l'époque (censurée?)

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1- Voici ce qu'en rapporte l'Histoire aujourd'hui 46 ans après les événements. : (Ce n'est que deux versions prises sur la toile.  Il y en a bien d'autres, ) :

A-Le 17 octobre 1961, une date fantôme de l’histoire de France, un passé trouble qui est encore camouflé aujourd’hui. C’est justement pour mettre la lumière sur cette date occultée que l’UNADE a entrepris d’abord auprès de la RATP, puis auprès des élus locaux ce combat pour la reconnaissance du massacre de plusieurs centaines d’algériens il y a 46 ans. Une manière symbolique de faire le premier pas vers ce que la République d’hier et d’aujourd’hui refuse de reconnaître comme un fait réel et historique. Le lieu n’a pas été choisi au hasard puisque, à l’époque, de nombreux immigrés algériens vivant dans les communes d’Asnières et de Gennevilliers ont participé à la manifestation du 17 octobre 1961 contre le couvre-feu instauré par le préfet de police de Paris, Maurice Papon à l’égard de « tous les français musulmans d’Algérie », selon les termes utilisés à l’époque de la guerre d’Algérie. Hasard du calendrier, Maurice Papon a rendu l’âme la veille de cette inauguration, et pour beaucoup, la disparition de l'ancien préfet doit permettre une restauration digne et sincère du passé, pour l’avenir.

B-Souvenons-nous,  du 17 octobre 1961, le massacre du 17 octobre 1961. Qui en a déjà entendu parler ? Est-ce que ça passe aux infos ? Quel politique en a parlé ? Personne, jamais... Pourtant, les faits sont là. On est en pleine Guerre d'Algérie, pendant les Accords d'Evian, le FLN tue plus que jamais, des policiers, surtout. Alors que le gouvernement français recommande aux forces de l'ordre de ne pas réagir cruellement, des milices se forment et passent à tabac, tuent, des Algériens gratuitement (54 cadavres recensés pour la première quinzaine d'octobre).
Voulant éviter les débordements en métropoles, Maurice Papon (alors préfet de Paris !) multiplie les contrôles sur les Noirs Africains, ce qui déborde souvent sur des humiliations, des harcellements... Certains individus disparaissent même de la circulation après des rafles... Maurice Papon déclare "Pour un coup reçu, nous en porterons dix !" (il a bien retenu les leçons d'Adolf) ! La discrimination va plus loin, encore : on impose aux noirs Algériens un couvre-feude 20H30 à 5H30.
Les Algériens vont alors décider une marche pacifique (les gens seront même fouillés par le FLN pour éviter tout dérapage) pendant ce couvre-feu. Avertis, les policiers vont intercepter plus de 11 000 noirs africains dans la soirée qui seront enfermés dans de grands bâtiments, sans médecins et sans journalistes, passés à tabac et on décompte plusieurs morts...
La manifestation a lieu malgré tout, elle se heurte à la police qui charge brusquement, les corps inconscients ou morts seront jetés dans la Seine par la police ! Les agents éxécutent parfois les gens à l'arme à feu, mutilent à l'arme blanche, les témoins racontent des tas de cadavres entassés, un journaliste extérieur parlera de "Saint Barthélémy moderne"...
Des ratonnades sont lancées, un massacre est perpétré dans la cour-même de la préfecture de Nanterre. Maurice Papon surveillera en personne le suivi des opérations et se rendit même sur place pour vérifier l'efficacité de ses agents... Le lendemain, les journaux remercient la police du travail qu'elle fait et de sauver la France de la menace noire, même Libération ou l'Humanité n'iront pas au fond des choses, invoquant la censure gaulliste, on parle au début de 3 morts et 55 blessés ! Mais, peu à peu, le monde entier comprend la terrible vérité... Ce n'est qu'en 1989, lorsque Papon perd un procès, que l'affaire est réellement divulguée (les députés de l'UMP niant toujours plus ou moins) ! (au final, les morts sont certainement plusieurs centaines...)
(Copié sur le net)..

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2-Voici comment en Octobre 1961 Paris Match relate l'événement (Article intégral)-
Je vous conseille d'agrandir les textes. Il n'est fait mention d'aucun mort ni blessé mais de générale de théatre comique génée par la foule.

medium_1961_17_fev_1_couverture.2.JPG
medium_1961_17_fev_2_métro.JPG
medium_1961_17_fev_3_texte.JPG
medium_1961_17_fev_4.JPG
medium_1961_17_fev_5.JPG
medium_1961_17_fev_6.JPG

No comment !!!.

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  Comment seront relatées par l'Histoire dans l'avenir certaines actualités de notre présent, cachées ou falsifiées ???.

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Pensons au pauvre Cambodge.

 Qu'en  disent les médias aujourd'hui ?.

Comment l'Histoire relatera ces événements tragiques ?.

Commentaires

C'est une forme de "secret de famille" et nous pouvons penser que le pire reste à venir. Pour la première génération c'est indiscible (pas droit de dire) puis pour la suivante cela devient impensable (pas droit de penser que cela ait pu arriver) ...mais la vérité sur les souffrances de la première génération voyage en souterrain de génération en génération et arrivé à la troisième, elle ressort au grand jour sous forme de violence, de drogue, de maladies....la troisième génération est déjà là me semble t'il et toute prète à la révolte....
Merci de porter ces événements à la connaissance de tous car la reconnaissance de la souffrance provoquée et l'acceptation des conséquences peuvent éviter bien des difficultés.

Écrit par : Anne-Marie | 14/10/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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