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31/05/2007

Jean claude BRIALY est passé de l’autre coté du rideau

Eternel dandy et d'une aisance remarquable devant la caméra, celui qui disait toujours vouloir "sourire à la vie" s'est éteint mercredi à son domicile parisien de l'île Saint-Louis, à 74 ans, des suites d'une longue maladie.
medium_brialy4.jpg"Avec la disparition de ce grand comédien, ce grand acteur, mais aussi cet entrepreneur, réalisateur, directeur de salle et de festival, disparaît aussi un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie", a déclaré le président de la République Nicolas Sarkozy.
Né le 30 mars 1933 à Aumale, en Algérie, ce fils de colonel avait vécu son enfance au rythme des mutations medium_brialy_1.jpgpaternelles. Après son baccalauréat, il s'était inscrit d'abord au Conservatoire de Strasbourg où il devait obtenir un premier prix de comédie, puis au Centre d'art dramatique de l'Est. Au cours de son service militaire à Baden-Baden, il fut affecté au service cinéma des armées, qui lui donna entre autres l'occasion de tourner dans son premier court métrage, Chiffonard et Bon Aloi. Il sympathisa aussi à cette époque avec plusieurs comédiens en tournée théâtrale, dont Jean Marais, qui l'encouragèrent dans sa vocation.
Apparu pour la première fois au cinéma en 1956 dans Elena et les hommes de Jean Renoir, il fut notamment l'interprète de Louis Malle (Ascenseur pour l'échafaud, 1957, Les amants, 1958), Claude Chabrol (Le beau Serge, mais aussi Les cousins, 1959), François Truffaut (Les quatre cents coups, 1959) et Eric Rohmer (Le genou de Claire, 1970). Il était aussi le propriétaire depuis 1986 d'un théâtre de la capitale, Les Bouffes parisiens. Réalisateur, à la télévision et pour le grand écran, il signa également une dizaine de films.
Ecrivain à ses heures, Brialy a publié plusieurs livres de souvenirs à succès : Le ruisseau des singes (Robert Laffont, 2000) et J'ai oublié de vous dire en 2004 (XO éditions).

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Il y a une quinzaine d’années j’ai vu à plusieurs reprises Jean Claude BRIALY.

Un Dimanche matin par mois au Cinéma Max Linder à Paris, Jean Claude Brialy animait des séances de la fondation GAN pour le cinéma. Un film ancien, récent ou en avant-première était présenté en présence du medium_brialy_2.jpgréalisateur et des comédiens.

Après le film, J.C. Brialy animait un débat avec eux et les spectateurs présents dans la salle. Il le faisait avec beaucoup de gentillesse et de tac.
Il émaillait ses propos de beaucoup d’anecdotes sur le monde du cinéma et du théâtre. C’était un régal.
La plupart du temps, le directeur du cinéma était obligé d’intervenir pour abréger les propos de J.C Brialy car le temps dévolu était largement dépassé et les spectateur de la première séance de midi attendaient avec impatience dans la rue.

J’ai applaudi plusieurs fois au théâtre Brialy, dont une fois au Théâtre de Dreux il y a 10ans, dans une pièce de Sacha Guitry « la jalousie ».

Commentaires

je ne l' ai pas lu....était-il aussi un bon écrivain ?
cordialement

Écrit par : henri | 31/05/2007

oui c'était un bon écrivain, je dirais plutôt un bon nouvelliste .
voir résumé de son livre de souvenrs :

Le Ruisseau des Singes est un endroit magnifique situé dans une vallée au milieu de la montagne, près de Blida, en Algérie. " Des centaines de petits singes adorables vivent dans cet endroit et viennent à la rencontre des visiteurs… C'était pour nous un véritable paradis. " Si le comédien a choisi d'intituler ainsi le récit de sa vie, c'est parce qu'avant d'accéder à cet éden, il lui fallait parcourir des kilomètres en voiture avec ses parents, voyage pendant lequel le petit Jean-Claude était horriblement malade. Il n'a jamais oublié ces expéditions et ce souvenir est devenu, en quelque sorte, la métaphore de sa vie : " Savoir surmonter les obstacles pour accéder à un bonheur simple fait de lumière et de douceur. " D'autant que son père, militaire de carrière, s'opposa longtemps à la vocation du comédien et lui répéta tout au long de son enfance : " Quand tu seras grand, que tu auras fini tes études, tu feras ce que tu voudras. Et même le singe, si tu veux ! "

Tout au long de ce récit ponctué d'anecdotes de tournages et de souvenirs personnels, Jean-Claude Brialy raconte quarante-cinq ans de sa vie de comédien. Adolescent, il rêve de Louis Jouvet, Danielle Darrieux, Pierre Fresnay, Jean Gabin ou Michel Simon et des grandes figures du cinéma d'avant-guerre et du music-hall. Il les rencontrera et jouera avec la plupart d'entre elles. Mais, à vingt ans, son destin croise celui de Chabrol, Truffaut, Godard, Rohmer et, avec eux, il devient l'acteur fétiche de la Nouvelle Vague. Jean-Claude Brialy parle de sa rencontre avec Jean Gabin, Jean Marais, de son admiration et de sa fidélité à Jean Cocteau. Il confie ses passions pour Arletty, Marie Bell, Marlène Dietrich, Romy Schneider ou Françoise Dorléac. Et puis, au milieu de ses amis comédiens, passent des silhouettes immenses : celles d'Édith Piaf, de Joséphine Baker dont il fut, jusqu'au bout, l'ami fidèle, et celles plus furtives de Maria Callas ou de Jacques Brel, avec qui il vécut des moments uniques et privilégiés. Et, bien sûr, le Commandeur, Sacha Guitry, dont Jean-Claude Brialy joua et mit en scène tant de pièces.

Tour à tour drôle et émouvant, Jean-Claude Brialy nous fait découvrir, avec des anecdotes personnelles, d'autres facettes d'un monde que nous avions pourtant l'impression de bien connaître.

Écrit par : pierlouim | 31/05/2007

J'aimais bien l'écouter, il était toujours intéressant et courtois. Encore un qui s'en va ! bises de miche

Écrit par : miche | 01/06/2007

j'aimais beaucoup J.Claude Brialy et ses livres reflètent bien sa personnalité,sa façon de dire les choses avec élégance,toujours...Il venait quelques fois à Issoire voir ses grands parents qui habitaient sur le boulevard.Sa grand-mère était souvent assise derrière une grande porte fenêtre et regardait les gens passer.Hier ,il y avait un film à la tv sur son voyage en Algérie,Blida,le ruisseau des singes que j'ai reconnu ainsi que sa visite à Alger ,son pélerinnage à l'hermitage du Père de Foucault.Il était trés mélancolique par moment.Savait-t'il qu'il était malade,surement.....? C'est une perte d'un grand Monsieur.

Écrit par : mireille | 03/06/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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