01.01.2010

DUROCASSERIE 37-LOUIS GAIN.

LOUIS GAIN, UN EXPLORATEUR DROUAIS.

Des seniors drouais se souviennent encore dans les années 50/60 d’un retraité super actif et passionné : Collectionneur d’art avisé, Président des philatélistes drouais, un des créateurs avec Marcel DESSAL du Musée de Dreux, Président des amis de ce musée, Sportif accompli, parcourant la région drouaise à vélo et nageant été comme hiver dans la Blaise. Une petite rue porte son nom, non loin de sa maison de Foulonval, actuellement disparue. Un Drouais d’adoption, mort à Dreux le 31 Janvier 1963 dans sa 81ème année, estimé de ses concitoyens mais injustement oublié depuis lors.  

Louis GAIN Portrait.jpgLOUIS GAIN est né à Mortain dans la Manche en 1883. Sa famille se fixe à Marcilly sur Eure. Dès son enfance il est irrésistiblement attiré par les sciences naturelles. L’étude des œuvres ou phénomènes de la nature restera toute sa vie sa passion. Après des études à Paris, une licence de sciences et le service militaire au 101ème régiment d’Infanterie de Dreux, une vie aventureuse d’explorateur scientifique s’ouvre devant Lui: 
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-Dans l’Antarctique avec le Commandant CHARCOT à bord du mythique voilier «Pourquoi pas? » (1908-1910). En tant que naturaliste, de l’expédition Louis GAIN étudiera le climat, la faune et la flore de cette région du pôle sud. Il fut le premier à baguer les manchots et à évaluer le nombre de ces animaux.

 Observations précieuses, un siècle après pour appréhender l’évolution des populations animales sur la banquise. Louis GAIN rapporta de ces deux hibernations dans les glaces, un journal détaillé de l’expédition et plus de 2000 photographies.
Une thèse brillante sera récompensée par l’Académie des Sciences.
 Il sera décoré de la Légion d’honneur.

-En missions océanographiques pour le prince Albert 1er de Monaco au large des côtes d’Afrique (1911-1913

IMG_3517.JPG- En mission en Asie Centrale (1914) avec son frère Gustave pour reconnaître des gisements de radium pour les recherches de Marie CURIE.

 

 

IMG_3521.JPGLes deux frères rapportèrent de magnifiques photos en couleurs

(rares pour l’époque) des peuples des pays visités.

 

 

-Dans les tranchées en 1914/18. Après avoir connu les points les plus durs du front, il devint officier météorologue.

-A l’Office National Météorologique (O.N.M) (1919 à 1933). Louis GAIN jouera un rôle déterminant dans la mise sur pied du réseau national d’observation météorologique. Il participera à deux nouvelles expéditions sur le «Pourquoi pas?» comme météorologue, en 1924 aux îles Féroé et en 1931 au Groenland.

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-Louis GAIN n’est pas oublié des spécialistes actuels du climat du monde entier, notamment américains. Pour étudier le réchauffement climatique ils se référent aux mesures météorologiques effectuées au début du siècle dernier par notre savant drouais.

IMG_3490.JPGIl a légué une partie importante des travaux de ses expéditions, de la Grande guerre ainsi qu’une collection de précieux objet d’Art au musée Marcel DESSAL de Dreux.

-Une très belle exposition «Louis GAIN Reporter de l’Extrême» se tient actuellement au musée Marcel DESSAL jusqu’au 28 Février.
Vous pouvez sans crainte y emmener vos enfants et petits enfants.
Ils seront comme vous enchantés par la vie de Louis GAIN.

 La prochaine fois nous parlerons d’un autre scientifique drouais :  LOISELEUR DES LONCHAMP.

28.03.2009

DROUAIS MAGAZINE-18-

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une dixhuitième Durocasserie : 

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LA PERLE ET L’ETOILE.

Au siècle dernier, à Dreux  ont fonctionné peu de temps les usines de deux  marques de voitures automobiles, dont une fut très célèbre à son époque.

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1-« LA PERLE ».

Autour des années 1920, beaucoup de petits constructeurs se lancèrent dans l’aventure des «cycles car» et des «voiturettes ». A Dreux, ce fut André Ravalée, héritier de l usine de chaussures STARR. Signalons que Dreux abritait alors une industrie importante de la chaussure. Mais André RAVALLEE était plus intéressé par la construction de voitures que de la confection de chaussons .Il s’allia avec les frères LEFEVRE déjà connus dans le milieu automobile comme constructeurs.

L’usine de chaussures, rue Ernest Renan se transforma en atelier de fabrication artisanale de voitures. A peine 400 Voitures «La Perle» furent construites de 1923 à 1928. L’une d’elles remporta en 1924 l’épreuve «Paris-les Pyrénées –Paris». Mais, par une mauvaise gestion l’entreprise fit faillite en ruinant la famille RAVALEE.

Il ne resterait dans le monde que trois exemplaires de voitures «La Perle»: aux USA, en Australie et à Nice.

 

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2-« FACEL VEGA »

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En 1939 fut créé FACEL, «Forges et Ateliers de Construction d’Eure et Loir» par Jean DANINOS medium_j-daninos1.2.jpg(1906-2001) qui avait débuté en 1928 chez Citroën en participant à la conception de la fameuse «Traction».
L’activité de FACEL à ses débuts était celle d’un sous-traitant pour l’aéronautique et l’automobile. Après la guerre, dans son usine de Dreux, FACEL orienta ses activités vers l’industrie automobile. FACEL après la disparition de TALBOT, DELAYAIE, BUGATTI,  devint en 1955 le seul constructeur français d’automobiles de luxe.
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 Jean DANINOS se mit alors à la recherche d'un nom de prestige pour sa marque. Il se tourna vers son frère, l'écrivain Pierre DANINOS, qui eut l'idée de « VEGA », nom d’une des étoiles les plus brillantes au firmament.
 

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En 1954, apparaissait une nouvelle «star» dans le ciel des automobiles de haut de gamme, la «FACEL-VEGA». Cette aventure allait durer jusqu'en 1964. Dix années durant lesquelles furent assemblées à Dreux, les plus belles voitures de France de l'après guerre (Une par jour) L’'accident qui tua en 1960 ALBERT CAMUS, passager d'une Facel Vega FV3B fit douter de la fiabilité de ces voitures. Elles étaient pourtant considérées à l'époque par les spécialistes comme ayant une tenue de route très sûre, mais la puissance du moteur et la vitesse (240 Km/h), pouvaient naturellement mener à des surestimations des capacités du conducteur comme avec n'importe quelle voiture de sport actuelle.

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Je me souviens des lourds camions sortant de l’usine de la rue des Gaults transportant des FACEL-VEGA rutilantes. Des étoiles brillaient alors dans les yeux des  Drouais trop fauchés pour se payer un tel luxe.

Les voitures «FACEL-VEGA» ont encore beaucoup d’admirateurs dans le monde, vu le nombre important de sites qui leurs sont dédiés sur la toile.

 

 

Pour revoir les articles que j'ai déjà consacré aux voitures FACEL-VEGA, aller sur les pages suivantes :

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/tag...

 

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/tag...

 

 

Chaque premier dimanche du mois, vous pouvez admirer une FACEL-VEGA (entre autres merveilles) au RETRO-MOBILE-CLUB-DROUAIS.

 

 

 

D'autre part je vous signaleune trés interessante manifestation organisée par

l'AMICALE FACEL VEGA, le dimanche 17 MAI 2009 à LURAY .

Y seront réuni des anciens ouvriers de l'usine drouaise (ils seraient encore 130 à ce jours)

des possesseurs de Facel et bien sûr, plusieurs de ces prestigieuses voitures.

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14.03.2009

DROUAIS MAGAZINE-17-

 medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le 
"DROUAIS MAGAZINE"'
une dix septième Durocasserie : 

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SI LES RUES DROUAISES NOUS ETAIENT CONTEES.
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3- NOUVEAUTES ET CURIOSITES. 

VICTOR ET ADELE : Au 16 de la rue Godeau, une plaque rappelle que le 3Juillet 1821 Victor Hugo âgé de 19 ans  vint à ied de Paris pour retrouver celle qui devait devenir sa femme et que ses parents refusaient alors au jeune poète. Dreux ne pouvait qu’immortaliser cette aventure pédestre hugolienne.

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Récemment, non loin de l’école maternelle qui porte le nom du grand homme, une rue Victor Hugo fût ouverte ainsi qu’un quai. Adèle Foucher sur la Blaise.
Au lieu de séparer ainsi les époux Hugo, n’aurait-il pas été judicieux de donner le nom de Victor et Adèle, à l’endroit de la maison de rencontre, c'est-à-dire rue Godeau. Je suis persuadé que l’évêque de Vence aurait été enchanté de céder aux amoureux  un bout de la rue qui porte son nom.

Passage Jean LELIEVRE: L’éminent  historien Drouais décédé il y a quelques mois aurait mérité mieux qu’un simple passage. La place du musée pourrait s’appeler place Jean LELIEVRE..

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FACEL VEGA : La rue de l’auto :
 FACEL, "Forges et ateliers de Construction d'Eure et Loir"et VEGA comme l'étoile la plus brillante.
Les dernières voitures de grand luxe françaises furent fabriquées de 1954 à 1964 en grande partie à Dreux.
3000 mille véhicules construits en dix ans (un par jour.).

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Je me souviens des lourds camions portant deux ou trois "Facel-Vega" sortant de l’usine située rue des Gaults.

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Ne pas confondre LABICHE et de La BICHE.
Un jour les pompiers mal informés par téléphone se seraient trompés de rue et arrivés rue de La Biche alors que cela brûlait rue Emile Labiche. Il faut  bien préciser le nom de la rue en cas d’urgence.
 J’ai longtemps cru que ce Labiche était l’auteur de la Cagnotte et d’embrassons nous Follevile ! Je me trompais de prénom. Il ne s’agit pas d’Eugène mais d’Emile Labiche préfet puis sénateur et conseiller général d’Eure et Loir à la fin du XIXème siècle.
Quant à la rue de La Biche, une de ces mignonnes bestioles venait-elle folâtrer dans les vignes qui se trouvaient à cet endroit avant 1850?

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Rue des soupirs : Comme pour le pont des soupirs à Venise, ne nous méprenons pas. Cet endroit récoltait les soupirs des pendus, car là  s’y trouvait le gibet Drouais.

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 Actuellement, cette rue débouche sur les locaux de la police municipale. Un hasard ?

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Rues sans numéro : La sente le long de la Blaise au nom de l’évêque de Rodez Jean MENARD né à Dreux ne possède pas de numéro. La Rue Jean Cauchon non plus.

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La présence dans le quartier des Bâtes de rues portant le nom de cours d’eau européens m’intriguait. Je me suis vite aperçu que ces fleuves et rivières traversent les  villes jumelles de Dreux qui possèdent aussi leur rue.

-La Spree pour Bautzen, (Allemagne ex de l'Est)
-La Fulda pour Melsungen,(Allemagne ex de l'Ouest)

-Le Tibre pour Todi, (IOtalie). 
et enfin l’Avon pour Evesham.5Angleterre).

 Malheureusement, pas de rivière pour Koudougou.(Bukina fasso)..

Je remercie mes fidèles lecteurs et lectrices qui ont pu éclairer ma lanterne au sujet de la rue du curé de Moineville (Actuelle Av J Moulin).

Il me paraît nécessaire que l’indispensable livre de Charles MAILLIER terminé par Jean LELIEVRE en 1980
«LES RUES DE DREUX" soit  mis à jour et réédité par les historiens Drouais actuels.

 

20.02.2009

DROUAIS MAGAZINE-16-

 medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le  "DROUAIS MAGAZINE"'
une seizième Durocasserie : 

 

 

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SI LES RUES DROUAISES NOUS ETAIENT CONTEES :
2-ILLUSTRES DROUAIS .

 

 

 

Certains drouais se sont illustrés dans les domaines les plus divers et se sont fait un nom qui maintenant orne une  rue, une place, une avenue drouaise.

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-ROTROU le chouchou .

Un cumulard ce poète dramaturges né et mort à Dreux,  (1609-150) A Dreux son nom est partout : une place au milieu de laquelle trône sa statue en pieds  , une rue, avec son buste au fonds d’une cour privée, une sente prés de la Blaise et le lycée principal de la ville,de nombreuses statues au Musée Dessal, au théâtre, à la mairie

A Paris, la comédie Française possède un buste de Rotrou et joue parfois une de ses œuvres.medium_rotrou.2.jpg
Le théâtre de l’odéon est entouré de deux rues aux  noms des deux amis Corneille et Rotrou.  

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Pouvez-vous nommer chers lecteur une pièce de Rotrou et quelques unes de ses rimes ?.....

Non ? Cela prouve  bien que l’amour de Dreux pour Rotrou vient d’ailleurs.

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Rotrou pour mettre un peu de beurre dans les épinards, après sa fonction de théâtreux auprès de Richelieu avait acquis la charge de Lieutenant particulier au baillage de Dreux.. .

Lors d’une grave épidémie  pestilentielle, Rotrou refusant de quitter la ville reste  à Dreux pour aider ses administrés. Bien mal lui en pris, car il périt en quelques jours, encore jeune à 41 ans. S’il avait vécu plus longtemps peut-être que son nom serait plus connu dans les lettres françaises. C’est donc surtout le courage et l’abnégation d’un des leurs que les Drouais honorent  en Rotrou.

 

Dans un mois le 400ème anniversaire de Rotrou :

Vous saurez bientôt tout sur Rotrou, car au mois d’Avril sera célébré dans notre bonne ville le quatre centième anniversaire de sa naissance…

Petit scoop : Pour cette célébration, les élus de quartier font réaménager la place Rotrou, en dégageant les arbres qui font de l'ombre à la statue du grand poète .

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-PHILIDOR le délaissé :

medium_philidor_1.jpgLes Drouais  n’ont donné à ce grand bonhomme fondateur de l’opéra comique français, grand joueur et théoriciens des échecs qu’un petit bout de rue. En fait un escalier.
Il méritait beaucoup mieux.
Pas d' établissement scolaire ni la médiathèque (qui pourtant possède ses écrits et publications) ni l’école de musique ne portent son nom. Seul le cercle d’échecs Philidor l’honore.

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A Paris, Philidor figure en buste sur la façade de l’opéra Garnier et possèdemedium_Philidor_Opera_Paris_1.jpg une rue au fin fond du 20° arrondissement.

Les Drouais ne lui sont pas trop reconnaissants, car  né à Dreux comme ses ancêtres musiciens du roi depuis Louis XIII, il a surtout vécu à Paris et mort en exil à Londres considéré comme « ci-devant » par les révolutionnaires guillotineurs…..

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-Autres « Importants  » Drouais.

-La famille des Métézeau grands architectes ont donné leur nom à la plus belle place de Dreux.

-Maurice VIOLLETTE après 52 ans de mairie et de nombreuses années comme député, gouverneur ou ministre a vu son nom rajouté à celui de la grande Rue. Mais cinquante après les Drouais disent plus volontiers je vais faire les soldes en Grande rue plutôt que je vais faire des folies rue Maurice VIOLLETTE. Un monument au square de la République. Un lycée technique porte son nom ainsi qu’une rue à Chartres. Sa maison pourrait devenir un petit musée.

-Antoine Godeau Homme de lettre puis évêque de Vence. Une rue une école quelque temps la bibliothèque  transféré en maison inter génération.

- et bien d’autres dont je ne peux citer que quelques uns : Les militaires, de Sénarmont, Billy, Doguereau, les savants Loiseleur Deslongchamps le docteur Guersant, Jumelle, les Historiens Donnant Leménestrel, Maillier. Etc…

 

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-Les oubliés.

Faire la liste des oubliés serait trop longue et trop subjective. Mais quelques noms cependant . Pratiquement tous les anciens maires de Dreux ont leur rue. Sénateur et maire  Jean Cauchon a été affublé d’un petit bout de pont sur la blaise. Mais Jean Rastel maire de 1959 à 1965?

Les peintres Drouais n’ont pas la côte. Ni René Bellanger, ni Antonio Garcia Lamolla, ni Tigrane Polat n’ont de rue. Et pourtant leurs œuvres sont accrochées aux cimaises du musée et de la mairie.

Enfin, passons…..

Dans quinze jours nous verrons les nouvelles rues et quelques curiosités. Vous pouvez retrouver les «Durocasseries» sur mon blog 

06.02.2009

DROUAIS MAGAZINE-15-

 medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le  "DROUAIS MAGAZINE"'
une quinzième Durocasserie : 

 

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 SI LES RUES DROUAISES NOUS ETAIENT CONTEES.

 

1-LES RENOMMEES.

-La nécessité de donner un nom spécifique à chaque rue date du moyen âge. (Ce qui n’est toujours pas le cas à Tokyo). Les premiers noms furent ceux de saints ou d’une utilité économique, ainsi les Rues St Pierre, St Martin, St Jean, Rues aux tanneurs, du grenier à sel, ou de lieu: la petite et grande falaise  Rieuville, Muzy, Moronval etc..

Vers 1793 certaines rues portèrent peu de temps des noms révolutionnaires: Saint Thibault devint Sans culottes, Saint Denis devint Bonnet rouge  etc.

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-Puis au dix-neuvième siècle Par Arrêtés municipaux les Maires commençèrent à donner aux rues le nom de Drouais célèbres. En 1836 la rue au lait (là où on amenait les vaches laitières pour les traire et vendre aussitôt le lait) abandonna son nom pour celui de Jean Rotrou. En 1832, La rue Du Puy de la Chaîne, après s’être appelé Rue Voltaire pendant la révolution devint la Rue Godeau. Etc.

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-Au vingtième siècle :

Mon père, vers 1950 employait encore d’anciens noms de rues : La Rue d’Orisson (où son père était né) le Val gelé, rue de la gare, etc.  

Ces rues après la grande guerre prirent le nom de sanglantes batailles dans lesquelles participa le 101ème régiment d’infanterie basé à la Caserne de Billy : Orfeuil, pour d’Orisson, Bois sabot pour le Val Gelé. Les Eparges et Bois des Fosses pour la rue de la gare, Ethe Virton pour la rue des Fontaines. Les rues du Val Gelé et des Fontaines ont été en partie conservées.

Une plaque encore visible rue d’Orfeuil, sur le mur de l’ancienne Gendarmerie rappelle le souvenir du 101ème..

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Pourquoi n’a-t-on pas donné le nom du valeureux régiment à une rue drouaise ? Cela serait plus méritoire pour la mémoire de ces braves soldats que les noms d’effroyables boucheries d’équivoques victoires. Pourquoi  la rue des granges ne deviendrait-elle pas «rue du 101ème régiment d’infanterie » ?
Ou plutôt le Bd Henri IX. Ce monarque à la poule au pot mérite-t-il d’avoir rue à Dreux ? .Il fit deux fois le siège de la ville en 1590 et 1593 et vainqueur fit pendre quelques notables drouais, raser moult maisons et démolir le superbe château fort du XIII° siècle. Souvenir douloureux pour Dreux.

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Rue Bordelet. Ce nom très évocateur indiquait qu’un établissement pour débauchés Drouais  moyenâgeux «L’hôtellerie de l’Ecu» se tenait  dans cette rue.
En 1906, le prude conseil municipal débaptisa cette rue au nom trop évocateur, pour lui en donner un plus neutre, celui de Lamésange, maire de Dreux (1852-1855).

 

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Photo actuelle de la rue Lamésange. Cette belle maison n'est problement pas celle de l'hostellerie de l'écu. Le lieu de débauche devait se trouver au fond sur le mur d'enceinte. Le tout ayant disparu depuis belle lurette.....

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-Le père, puis le fils :
 Il y a 10 ans une rue a été inaugurée pour rendre hommage à Francis Dablin, courageux résistant Drouais en présence de son fils Maurice.

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Quelques années après, cette rue est devenue «Francis et Maurice Dablin».
Le fils a rejoint le père dans la mémoire drouaise

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Mon père parlait aussi d’une rue du «Curé de Moineville»
Je n’arrive plus à la situer, si cela vous dit quelque chose
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Si vous désirez avoir de plus amples informations historiques sur le sujet,medium_rues_de_dreux_maillier.4.jpg ici : 
je vous conseille fortement l’excellent livre de Charles Maillier.


«LES RUES DE DREUX».

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Dans quinze jours nous visiterons les rues de Drouais célèbres.
A bientôt, si Dreux le veut bien. Pierlouim
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P.S. En commentaire, l'ami Durocasse a répondu à ma question au sujet du Curé de Moineville et je l'en remercie :

"D'abord boulevard des Rochelles, la Rue du Curé de Moineville avait été ainsi baptisée en 1916 pour rendre hommage à la prétendue première victime de la guerre de 1914-1918, un prêtre du village de Moineville (Meurthe et Moselle) qui aurait été exécuté par les allemands selon une fausse nouvelle véhiculée par lapresse en 1914. Après la 2ème guerre mondiale la rue devint l'avenue Jean Moulin."

09.01.2009

DROUAIS MAGAZINE-14-

 medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le  "DROUAIS MAGAZINE"'
une quatorzième Durocasserie : 

 

14-TEMPÊTE, TROMBE OU CYCLONE?

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L’an 2000, depuis de longues années comme beaucoup j’en rêvais. Devant cette date mythique de changement de siècle et de millénaire, de mauvais apôtres prédisaient une catastrophe informatique. Les pendules, les ordinateurs et tous les systèmes automatiques devaient tomber en sucette avec le « bug de l’an 2000». Le bug fit «pschitt !» et peu de dégâts. Par contre, juste avant l’an 2000, la France subit deux catastrophes : le naufrage de l’Erika et une tempête dévastatrice.

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La tempête du 26 décembre 1999 par sa violence a fait voler en éclats bien des toits, arbres et multiples objets dans une bonne partie de l’hexagone. Dreux n’a pas échappé à cette soufflerie.

Le premier de l’an 2000, je l’ai passé à califourchon sur le toit de ma maison dégarni de la plupart de ses tuiles. Je regardais au loin comme sœur Anne, l’arrivée problématique d’un hypothétique couvreur. Pourtant averti dès le matin du tempêtant dimanche, je n’ai pu arriver que l’après-midi à Dreux. Les autres Drouais avait déjà précipitamment accaparé les hommes de l’art de la toiture. Mon toit  garda sa bâche verte jusqu’à sa réparation en Juin.

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Le 18 Août 1890, une telle aventure était déjà advenue aux Drouais. Venant du Sud-ouest l’Ouragan traversa la ville en quelques minutes, laissant derrière lui de nombreuses maisons sans toit, en partie ou complètement détruites. Ce phénomène, d’une force inouïe, suivit une ligne presque parfaite en dévastant le centre ville, mais en épargnant au nord la chapelle royale et au sud le quartier de la gare. Mon grand père qui avait alors 14 ans a dû en  être un témoin direct, car la maison familiale rue d’Orisson (future rue d’Orfeuil.), était  en première ligne des effets dévastateurs. Entre autres bâtiments, le tribunal et l’église St Pierre subirent de graves dégâts. L’ouragan devait finir sa course folle en forêt après avoir ravagé Brissard, hameau d’Abondant.

Une seule victime fut à déplorer au milieu de cet énorme champ de ruines : .Mme Gillet, tuée rue St Thibault par la foudre qui renversa son cabriolet et son mari, meunier drouais sérieusement contusionné. Mais qu’advint-il du cheval ?

Dès le lendemain, les autorités prirent la situation en main : Crédits débloqués auprès du Gouvernement, du Conseil Général, de la municipalité et une souscription auprès de la population fut ouverte.

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Cyclone ou trombe ? Une bataille d’experts de tous poils fit rage pour tenter de définir l’évènement que Dreux venait de subir. Selon les uns, ce fut une «trombe», pour les autres une «tornade» un «cyclone» ou encore une «tempête électrique». Quelque soit le nom de ce phénomène inexpliqué, les Drouais en furent longtemps traumatisés.

 

Dans le "Journal de Dreux". du 26 Aout 1890, soit une semaine aprés la catastrophe, paraîssent des annonces opportunes :

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Voici donc des photos proposées par ce photographe :   

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En 2008 une grave tempête d’un autre genre s’est abattue sur  le pays. Une tempête non naturelle, provenant de la cupidité humaine de quelques irresponsables.

Malgré tous ces rappels de catastrophes, je vous souhaiteà nouveau, chers amis Drouais et d’ailleurs,

Une excellente année 2009.

19.12.2008

DROUAIS MAGAZINE-12-

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le  "DROUAIS MAGAZINE"'
une treizieme Durocasserie : 

 

19 DECEMBRE 1562 
DREUX, LA BATAILLE

J’aime me promener à vélo autour de Dreux. Comme je ne vise pas le maillot à poids du meilleur grimpeur j’évite soigneusement les côtes autour des trois vallées. Mes roues m’entraînent donc plus volontiers vers la grande plaine au sud de Dreux.

Entre Nuisement, Blainville et Marville j’éprouve toujours un sentiment étrange. A cet endroit s’est déroulée une terrible bataille, en l’an de grâce 1562, le 19 décembre.
Ce fut la première bataille rangée des guerres dites «de religion». Combat fratricide entre Français croyant au même Jésus mais en désaccord sur les principes.

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Laissons parler l’histoire : Après le massacre de Vassy en mars, les huguenots s’arment et font appel à l’étranger : Allemagne et Angleterre.
L'armée protestante n’ayant pu assiéger Paris veut prendre Chartres mais est obligée de remonter sur Le Havre, où se trouve le renfort anglais. L’armée royale qui la poursuit depuis Paris  est  essentiellement composée de nobles, français et bretons, renforcée de mercenaires allemands, suisses et de  troupes du roi d’Espagne
Les deux armées se rencontrent au sud-est de Dreux,
 en une suite de charges et de contre charges, l’avantage étant constamment renversé.

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Mouvement des troupes pour arriver à Dreux.
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Le champ de bataille.
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Images d'époque.

 La capture de Montmorency et la déroute de ses troupes font croire à la victoire des protestants.
Finalement l’armée royale renverse la situation. Le prince de Condé est capturé.

Si Condé avait gagné, la France serait protestante. Catherine de Médicis, réfugiée à Rambouillet avec son fiston Charles IX, croyant les protestants vainqueurs, aurait dit  « Hé bien !  Nous prierons Dieu en français !». Grâce à la victoire catholique la messe continuera d’être dite en latin jusqu’au concile Vatican II en 1962.

La bataille de Dreux eut deux  observateurs de marque: Brantôme et Montaigne qui la relatèrent dans leurs chroniques  et essais.
Ambroise Paré, le barbier chirurgien du roi était présent pour essayer de réparer l’outrage des armes.

Ce fut aux Drouais protégés par les hauts murs de la ville, de ramasser les  8000 occis en six heures de combat sur quelques 35 000 belligérants.

 Cette bataille fut longtemps considérée comme la plus sanglante des batailles sur le territoire français.

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Au même endroit
, le 17novembre 1870 une autre «Bataille de Dreux», entre Prussiens et Français  se solda par la reddition de la ville.

 

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Villages au cœur de la Bataille :

-Nuisement : En 1850 on montrait encore une grange dans laquelle le vainqueur, Duc de Guise a accueilli le vaincu, Prince de Condé, à dîner puis à dormir dans le même lit. (Avant de l’envoyer en prison à Chartres).

 

-Marville Moutiers brûlé. Ce village a-t-il vu un monastère brûler lors de la bataille? Jean Lelièvre grand historien Drouais, disparu depuis peu, et qui fut l’instituteur de ce village aurait pu nous le dire. 

 

-La ferme de L’Espinay  au triste destin : Au centre de la bataille de 1562. Ravagée lors de la Fronde et de la bataille du 17 nov. 1870. Rasée par les Allemands en 1941 pour construire les pistes du camp d’aviation Dreux Vernouillet.

 

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Aujourd’hui : Morne plaine : Tout y pousse : Blé, maïs, colza, ligne à haute tension et éoliennes.

 

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Dans quinze jours je poserai la question : «Cyclone ou trombe?»

12.12.2008

11 bis DROUAIS MAG.

   PEOPLE DROUAIS DU SIECLE DERNIER

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le  numéro de Noël  du "DROUAIS MAGAZINE"'
une  Durocasserie : 

 

QUAND LES TETES COURONNEES SE MARIAIENT À DREUX.

Pour ce supplément de Noël, j’aurai pu vous entretenir de la tradition des Flambards. Mais cette fête fera l’objet de nombreux articles dans les autres médias drouais.

J’ai envie de vous parler d’événements qui n’ont rien à voir avec les fêtes de fin d’années mais qui rappellent une page fastueuse du passé récent de la ville de Dreux. Des événements que l’on nommerait  «People» de nos jours.

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps Dreux était nommée « Ville royale », car la chapelle « Royale » reçoit la dépouille du dernier roi de France Louis Philippe et celles de ses descendants prétendants au trône de France. Au cas ou la royauté reviendrait à la mode en France. L’espoir fait vivre.

Le prétendant de la deuxième moitié du XX ème siècle, Henri d’Orléans, Comte de Paris avait onze enfants. Cela donna presque autant de mariages.
Quelques uns furent effectués religieusement à la Chapelle Royale. Au moins deux mariages «civils» ont été célébrés à la mairie de Dreux par le maire de l’époque. J’ai retrouvé trace photographique de trois de ces mariages dans la presse de l’époque.

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-Le 5 Juillet 1957, Henri (né en 1934) le fils aîné du comte de Paris, se marie avec Marie Thérèse de Wurtemberg. Le Vieux maire (87 ans à l’époque) Maurice Viollette, (Radical socialiste) remonte le voile de la mariée qui signe l’acte de mariage à la mairie de Dreux.

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Mais cette union, qui aurait été «arrangée» dans un contexte de réconciliation Franco-Allemande, et malgré cinq enfants ne tiendra pas. Le divorce «civil» sera prononcé en 1984.
Dans ces cinq enfants se trouve Jean d’Orléans, duc de Vendôme, (né en 1965) qui serait le prétendant actuel au trône de France sous le nom de Jean IV. Aux dernières nouvelles,  Jean  devrait se marier en 2009 avec une espagnole proche du roi Juan Carlos, au château d’Amboise, autre propriété de la famille d’Orléans.

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-1965- Mariage de la cinquième des filles du comte de Paris, Anne. Les photographes (les paparazzis ne sont pas encore très présents à cette époque) non autorisés à entrer à l’intérieur de la Chapelle Royale, posent leurs appareils à terre de dépit et refusent de photographier le cortège.

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- Le 28 Juillet 1972.  Quinze ans après le mariage de leur premier fils,
le comte et la comtesse de Paris marient leur plus jeune fille,
Chantal (née en 1946) princesse de France avec François Xavier de Sambucy de Sorgues.

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Le comte et la comtesse de Paris et leur fille.
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- Mariage Civil à la mairie de Dreux devant le sénateur maire Jean Cauchon. (Union centriste).

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La Chapelle Royale connaît aussi des cérémonies moins joyeuses.
Comme lieu de sépulture  elle reçoit les dépouilles des membres de la famille d’Orléans.
Les enterrements du comte de Paris en 1999 et de son épouse en 2003 sont les derniers événements d’importance survenus à la Chapelle Royale.

05.12.2008

DROUAIS MAGAZINE-11-

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le  "DROUAIS MAGAZINE"'
une onzième Durocasserie : 

 

L'ECOLE BLANCHE.

- 1920- la population de Dreux qui n’atteint pas encore 11 000 habitants,connaît une grave crise du logement. La municipalité, sous l’impulsion du maire Maurice Viollette décide de créer un nouveau quartier sur le plateau sud: : »les Rochelles« (il sera fait de même au plateau nord)  

- Après achat des terrains, création d’un office de H.LM et construction des premières maisons,en 1930 furent construites  une école maternelle qui pris le nom de Jules FERRY .et en 1934 une école primaire qui prit le nom de Ferdinand BUISSON. Collaborateur de jules Ferry, il fut l’un des fondateurs de la ligue des droits de l’homme et prix Nobel de la paix en 1927 et mort en 1932.

 

-L’école « blanche ». Les gens des Rochelles l’appellent ainsi car elle est  recouverte en crépi blanc et non comme les autres établissements scolaires construite en  en pierre ou en brique rouge. Elle n’a pas d’étage. Elle est curieuse, elle a la forme d’un T. Dans la branche de gauche, quatre classes, celles des garçons, dans celle de droite les quatre classes des filles. Dans la barre du milieu qui, elle comporte un étage, la cantine, le bureau du directeur, les douches et en haut, quatre petits appartements pour les instituteurs. Oui, il y a des douches qui permettent aux enfants qui n’ont pas chez eux de vraies commodités de se laver entièrement une fois par semaine.

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Devant l’école se trouve un square qui a pris le nom d’Alexandre 1er  roi de Yougoslavie, assassiné en octobre 1934 lors d’un voyage officiel à Marseille avec Ministre dees affaires étrangères français Louis Barthou(qui a donné son nom à la rue qui longe l’école blanche.

 

-L’école «noire» Pendant la période noire de l’occupation, les allemands l’ont réquisitionnée et pour se dissimuler aux regards des avions alliés, l’ont badigeonnée à la peinture noire. .Les instituteurs et institutrices de l'école ont du se répartir avec leurs élèves dans différents endroits aux alentours : hangars, ateliers ou granges aménagés de façon sommaire en salle de classe

Le square Alexandre 1er de Yougoslavie comporte en son milieu un bassin d’environ quinze mètres de diamètre et d’une profondeur d’à peine un mètre. Les jeunes soldats allemands s’y baignaient souvent. Mais tout nus. Les mamans d’alentour horrifiées récupéraient leur progéniture jouant dans ce square.

 

 

medium_ferdinandIMG_8679.JPG- Mon école des années cinquante- Si je devais raconter mes souvenirs de jeunemedium_ferdinand_IMG_8681.jpg écolier à l’école blanche, il me faudrait écrire moult chroniques…Enumérons seulement quelques noms, Louis FAUVEL, Emile CARON,(les directeurs) :.Jean SAVIN, Mme GUENARD, Mr et Mme CHAUVET, Mr et Mme AUBRETON (les instits)

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-L’école condorcet. Quand je suis parti de Dreux en 1960, une école destinée aux filles était en construction le long du square. L’école « Blanche »fut consacrée entièrement aux garçons. .La «mixitude» n’arriva sur les deux établissements scolaires qu’en1969.

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- Le Ferdinand Buisson nouveau :
Revenant après quarante cinq d’absence loin de Dreux, j’assiste à la destruction de l’école Condorcet à la rénovation de Ferdinand Buisson.(En moins d’une vie, on peut ainsi voir construire et détruire des bâtiments réputés solides et construits pour longtemps)

Complètement transformé, après deux ans de fermeture, l’école blanche a été rouverte à la dernière rentrée scolaire.. La façade blanche a été fermée…

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L'entrée de l'école se fait dorénavant par l'arrière, rue Louis Barthou.

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Longue vie à la nouvelle école Ferdinand Buisson...... 

 

 

Lire mes souvenirs de l'école Ferdinand Buisson dans ma chronique AN PAR AN :

 

http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archives/ca...

 

 

Tout particulièrement Les années 1952 à 1959

  

 

 

Dans quinze jours je vous parlerai de Dreux, la bataille…

A bientôt, si Dreux le veut bien. Pierlouim

21.11.2008

DROUAIS MAGAZINE-10-

medium_1-durocasseries_pierlouim.4.jpgCette semaine paraît dans le  "DROUAIS MAGAZINE"'
une dixième Durocasserie : 

 

LES PETITS PANIERS DE LA TANTE BERTHE.

 

 

-Les marchés d’antan à Dreux ;medium_marché_DSC_0002.jpg

Dreux a toujours été un centre important de marchés. Les «campagnes» déboulaient dans Dreux, chaque Lundi, à pied, à cheval, en voiture, et surtout par le train ou le tramway (de nombreuses lignes ont disparu depuis l’entre deux guerres : Chartres- Maintenon, Bueil, Brézolles. Seule reste la ligne Paris Granville.

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-Les Maraîchers.

Moult «jardiniers» cultivaient fruits et légumes dans les terres arrosées par la Blaise, aux Marchebeaux (actuel Champs de Foire) ou aux Bléras (Rue des Fontaines, gué aux Anes), et aussi dans la vallée de l’Avre. Mes parents se souvenaient d’une marchande de cresson très connue pour son bagout vers 1930 sur le marché de Dreux. Elle venait à pied de St gorges Motel avec sa brouette pleine de bottes de cresson ou prenait le train de la ligne de Bueil. Ces voyages lui furent fatals. Une locomotive l’a écrasée au passage à niveau de St Georges avec tout son cresson.

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-Les « Petits paniers »

Jusque dans les années 50/60, le marché général (vêtements et autres) était réparti place Métézeau et en Grande rue, la place Rotrou étant réservée à l’alimentation. Rue Rotrou, se tenait le marché aux "petits paniers". Des personnes modestes venaient vendre les produits de leur jardin (Fruits et légumes de saison, oeufs, poulets, lapins etc.).Des produits « bio » avant l’heure présentés dans des paniers en osier posés à même le sol.

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-La tante Berthe, une des tantes de ma mère habitait le village de Serville. Veuve,  soixante dix ans, percevant une chiche retraite, se rendait chaque lundi matin au marché de Dreux pour vendre la modeste récolte de son jardin

D’abord à pied jusqu’à la gare de Marchezais-Broué, puis par le train jusqu’à Dreux.
Elle arrivait place Rotrou avec deux gros paniers remplis de salades, pommes, œufs,  etc.
Elle s’accompagnait d’un énorme parapluie pour protéger son étal des intempéries. Le midi, ayant vendu sa petite production, elle venait déjeuner chez mes parents.
Je l'aimais bien la Tante Berthe, car elle me ramenait toujours quelques bonbons d' «en ville». Elle parlait un patois Drouais disparu maintenant, mais resté dans mes oreilles. Puis elle repartait par le train, toujours avec ses deux paniers qui, vidés de leurs légumes, contenaient de menus produits manufacturés, achetés sur le marché.

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Après 1970, les marchés furent peu à peu regroupés place Mésirard. L’ancien arsenal des pompiers fut transformé en Marché couvert. Fermé depuis 2001 il servira bientôt de salle d’exposition.

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-Le nouveau marché couvert, ouvert cinq jours par semaine est entouré le lundi et le vendredi de commerçants non sédentaires. Deux autres marchés ont lieu, place de Verdun le lundi matin et rue Haricot le mercredi matin.

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-Petite remarque:
Si l’on  n’a pas pris ses précautions sur le marché le matin, une envie pressente de poisson frais ne peut pas être satisfaite en fin d’après-midi, car il n’y a plus de poissonnerie en centre ville.

Dans quinze jours je vous parlerai de l'école blanche.

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